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Ligue 1: comment Brest a poussé Turpin à annuler le but de Rennes

Invité dimanche du RMC Sport Show, Grégory Lorenzi, coordinateur sportif du Stade Brestois, est revenu sur la polémique liée à l'arbitrage lors de la rencontre entre son équipe et Rennes (0-0), samedi. Il a expliqué pourquoi ses joueurs ont essayé de faire changer d'avis Clément Turpin lors d'un fait de jeu.

Le derby breton entre Brest et Rennes samedi (0-0), comptant pour la cinquième journée de Ligue 1, a été le théâtre d’une nouvelle polémique autour de l’assistance vidéo à l’arbitrage VAR. On joue la 64e minute de jeu lorsque le latéral rennais Hamari Traoré adresse un centre depuis son côté droit. Le défenseur brestois Jean-Charles Castelletto percute alors son gardien Gautier Larsonneur. Le ballon arrive dans les pieds de Raphinha, qui en profite pour marquer dans le but vide, alors que les locaux semblaient s’être arrêtés de jouer en pensant que l’arbitre de la rencontre, Clément Turpin, allait sanctionner une poussette de Theoson Siebatcheu.

Le but est accordé avec le soutien du VAR. Une décision qui agace encore plus les Brestois, qui font pression sur Clément Turpin pour qu’il aille lui-même consulter les images au bord du terrain. Ce dernier finit par s’exécuter. Et après plus de cinq minutes de flottement, Clément Turpin décide finalement d’annuler le but. De quoi cette fois-ci provoquer la colère du Stade Rennais, qui a annoncé après la rencontre sa volonté de poser une réserve technique. Invité dimanche du RMC Sport Show, Grégory Lorenzi, coordinateur sportif du Stade Brestois, a donné son avis sur ce fait de jeu.

"Je me suis permis d’alerter mon staff"

"En tribunes, il y a des télévisions. On peut juger ce qui se passe. Je me suis permis d’alerter mon staff pour dire qu’il y avait une poussette sur l’action qui amenait au but, et pour que le staff discute avec les joueurs pour essayer de faire changer d’avis Clément Turpin, pour qu’il consulte la vidéo. Est-ce qu’on a fait pression sur l’arbitre ? Je ne dirais pas ça. Je n’ai eu aucun échange avec Clément Turpin. Ce sont simplement les joueurs qui ont protesté à plusieurs reprises. J’ai dit au délégué que ce n’était pas normal que la vidéo ne soit pas utilisée. Je comprends que ce soit difficile pour Clément Turpin de siffler but ou non sur l’action. L’erreur de l’arbitre, dans un premier temps, c’est de ne pas avoir été vérifier lui-même les images. On voit clairement qu’il y a une poussette de l’attaquant rennais", a confié Grégory Lorenzi.

Cette situation aura-t-elle des conséquences sur les prochains matchs de Ligue 1 ? Faut-il s’attendre à voir des joueurs faire pression sur les arbitres, sans être sanctionnés, pour qu’ils consultent le VAR ? "Ce n’est pas à moi de dire si les joueurs doivent à chaque fois interpeller l’arbitre pour qu’il analyse les images. Ce qui s’est passé samedi n’aurait peut-être pas dû se passer", a réagi Grégory Lorenzi.

Côté rennais, l’incompréhension était grande samedi soir. "L’arbitre est revenu sur une situation qu’il avait mesurée et partagée. C’est forcément particulier, quelque chose que je n’avais jamais connu (…) On ne peut plus continuer comme ça. Nous sommes les cobayes d’un système incompréhensible que les premiers intéressés, le corps arbitral, ne maîtrisent pas", a déploré le président rennais, Olivier Létang, dans un communiqué.

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RR