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Ligue 1 : l'état des pelouses, c’est encore et toujours une honte

Bastia-Guingamp

Bastia-Guingamp - AFP

Entre infections au pythium et problèmes d’eau, les pelouses de Bordeaux, Bastia et Montpellier étaient encore dans un piteux état ce week-end. Pour le jeu et l'image du de la Ligue 1, c'est une honte. Et ça ne s'arrange pas...

Les journées se suivent et les pelouses de Ligue 1 sont de plus en plus pitoyables. Un constat qui ne sert pas le spectacle dans le championnat de France, qui offre des matchs très faibles techniquement dans le contenu depuis au moins trois semaines. Une situation qui agace au plus haut point Jean-Michel Larqué, membre de la Dream Team RMC Sport : "On n’en parle pas tellement, mais les pelouses de Ligue 1 c’est catastrophique, on se fout de la gueule du monde" s’emporte-t-il. Même déception pour Ali Benarbia, remonté samedi soir d’ans l’After Foot. "Les pelouses de Ligue 1, c’est vraiment une catastrophe, c’est une honte" note l’ancien joueur de Monaco et du PSG notamment.

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Benarbia : "Le pire, c’est que tu peux te blesser"

"Samedi, j’avais deux écrans avec d’un côté la Premier League et de l’autre la Ligue 1. Et je ne savais pas si ce n’était pas la division d’honneur, Narbonne contre Béziers, et de l’autre côté une finale de Ligue des champions, lâche ironiquement Ali Benarbia. Le pire, c’est que tu peux te blesser. J’ai regardé les appuis sur le match Bastia-Guingamp, je me disais "il va y avoir des entorses de la cheville". On n’est pas en Sibérie et on n’est pas au Mali, on a de quoi faire une pelouse." Les observateurs ne sont pas les seuls à râler. Les acteurs sont en effet les premières victimes.

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Le constat alarmant de Jocelyn Gourvennec

A Bordeaux, par exemple, la pelouse du Matmut Atlantique est contaminée par une épidémie de pythium, une sorte de champignon qui attaque dès la racine lorsqu’il y a des problèmes d’humidité. Le terrain a même été un "avantage" pour Caen selon l’entraîneur normand Patrice Garande, qui a réussi à accrocher un nul (0-0). Jocelyn Gourvennec, lui, commence à être passablement irrité par la situation : "Un club du standing de Bordeaux ne peut pas avoir une pelouse de ce type". Pourtant, le "greenkeeper" du Matmut Atlantique affirme que la pelouse ne sera pas changée dans l'immédiat.

Kombouaré : "Ce n’est pas le spectacle qu’on veut montrer"

Les équipes techniques girondines disposent en effet d'une trêve de quatre semaines pour désinfecter le gazon avant la réception de Nancy. Un dispositif de traitement au prix "exorbitant" qui doit permettre à la pelouse de se régénérer. Infectée par le pythium, la pelouse du Stadium de Toulouse a, elle, été récemment changée, tandis que celle de Bastia est toujours dans un piteux état. Au grand dam d’Antoine Kombouaré, le coach de Guingamp, qui a pu constater les dégâts samedi soir : "La pelouse, le pire c'est pour Bastia, elle est scandaleuse. Ce n'est pas le genre de spectacle qu'on veut montrer. J'ai horreur de me trouver des excuses : le terrain est pitoyable pour les deux équipes."

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Le pythium, cauchemar des clubs de L1

Une réaction d'Antoine Kombouaré à la hauteur du problème qui s’est dressé pour le club corse, comme l’a reconnu Anthony Agostini, membre de la direction bastiaise : "La société sous-traitante a, comme chaque année, planté des graines quinze jours avant le premier match de championnat. Ce réensemencement n'a pas pris, les graines n'ont pas éclos parce qu'il n'y a pas eu la pluie que l'on peut avoir traditionnellement à la mi-août. A cela s'est ajouté un champignon qui progresse lorsque la température diurne tourne autour de 30 °C et la température nocturne autour de 20°." Encore et toujours ce fameux pythium. Un champignon qui va bien finir par être plus populaire que la Ligue 1.

La rédaction avec NP