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Erding, Glik, les pelouses, les arbitres de Monaco-Angers : les tops et flops de la 7e journée de Ligue 1

Cinq matches étaient au programme du multiplex de la 7e journée de Ligue 1 et, après une première mi-temps plutôt calme, les choses se sont accélérées après la pause, avec le come-back de Monaco devant Angers (2-1), l’expulsion d’Enzo Crivelli, dans la même minute que son but providentiel à Bastia, opposé à Guingamp (1-0) ou encore la victoire de Metz à Montpellier (0-1).

TOPS

Erding, un tube qui dure encore et encore

Le FC Metz continue à s’accrocher aux hautes sphères du classement. Et si le club lorrain, 6e, compte le même nombre de points que le PSG (13), il le doit à son buteur turc. Encore une fois Mevlüt Erding a marqué. Encore une fois (la troisième précisément cette saison), l’ancien Parisien a fait trembler les filets sur penalty (45e). Erding, qui n’avait plus marqué depuis le 11 septembre, à Nantes (il avait inscrit un triplé), a une nouvelle fois joué les buteurs providentiels pour les siens, auteurs d’un coup énorme en l’emportant, dans la douleur tout de même, à Montpellier (0-1). Un 6e but en Ligue 1, qui lui permet de rejoindre Alexandre Lacazette et Edinson Cavani en tête du classement des buteurs.

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Glik, profession… "assassin"

Son surnom lui colle bien à la peau. Quand il s’agit d’expédier les affaires courantes, Kamil Glik est là. Le combatif défenseur polonais avait du boulot sur la planche ce samedi, avec une formation monégasque encore bien rougie par la fessée reçue à Nice (4-0) et qui courait après le score à domicile devant Angers. En dix minutes et à chaque fois sur corner, Glik a fait basculer la rencontre en faveur des siens : d’abord tout seul, d’une reprise écrasée du droit (66e) puis en provoquant le csc de Dickson Nwakaeme (77e). L’assassin a frappé deux fois donc, éteignant les espoirs d’exploit du SCO et relançant la machine princière, grippée sur la Côte d’Azur, avant de recevoir Leverkusen, mardi, en Ligue des champions. « C’est propre, commente à son sujet notre consultant football Ali Benarbia. On ne l’entend pas. » Comme tout bon assassin qui se respecte.

Dijon, c’est frais (surtout à domicile)

Nantes est, pour le moment, un petit privilégié. Les Canaris sont les seuls pensionnaires de Ligue 1, après sept journées cette saison, à avoir pris les trois points sur la pelouse de Dijon. C’était lors du premier acte de cet exercice 2016-17 (0-1). Depuis, les partenaires de Florent Balmont ont fait du stade Gaston Gérard leur lieu sûr, celui sur lequel se sont violemment cassés les dents les joueurs rennais (3-0). Un Lois Dony en feu, auteur d’un doublé (7e, 78e) et d’une passe décisive pour Marié (18e), s’est chargé de faire le travail.

FLOPS

Les pelouses, ça ne va plus être possible, surtout celle de Bordeaux

Quand y en a marre… il va falloir trouver une solution pour éradiquer le champignon qui tue, c’est le mot, nos belles pelouses de Ligue 1. Trois stades ont eu les joies d’un pré clairsemé, à trous et sableux par endroits : ceux de Bastia, Montpellier et Bordeaux. Et ce n’est pas un hasard si le seul match nul de ce multiplex est venu de la pire pelouse de la soirée : celle des Girondins de Bordeaux, qui a handicapé le jeu rapide et tout en percussion des hommes de Jocelyn Gourvennec. « C’est une honte, martèle Ali Benarbia, une catastrophe. » C’est le cas de le dire. Non, vraiment, ce n’est plus possible.

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Rennes, le coup d’arrêt inattendu

Les supporters rennais n’ont pas dû le voir venir. Mais leur équipe s’est brutalement effondrée sur la pelouse du promu dijonnais (3-0). Trois jours après leur rocambolesque victoire devant l’OM (3-2), les Bretons ont vu la moutarde leur monter au nez. Du moins, surtout à celles de leurs défenseurs, aux abonnés absents face aux vagues dijonnaises. Certes, les absences de Gourcuff (repos) et Sio, (blessé), peuvent en partie expliquer les difficultés rencontrées par Rennes dans le jeu. Mais elles ne couvrent pas tout et pas le non-match global des Bretons, empruntés offensivement et hyper-fébriles derrière.

Les décisions arbitrales de Jérôme Miguelgorry

Si Monaco s’était incliné chez lui devant Angers, on en aurait entendu parler pendant des semaines. Pas de l’éventuelle défaite de l’ASM, qui n’a donc pas eu lieu grâce à l’acharnement de Glik (2-1). Mais des décisions prises par l’arbitre de la rencontre, Jérôme Miguelgorry, dans ce match. Notamment à la 52e minute de jeu, lorsqu’il refuse un but à Toko Ekambi pour une position de hors-jeu de Famara Diedhiou, alors que le drapeau de son assesseur ne s’était pas levé… Et trois minutes plus tard, lorsqu’il accorde cette fois l’ouverture du score au même Diedhiou (55e), alors que le centre de Toko Ekambi avait été involontairement dévié de la main par Cheikh N’Doye. «On l’a vraiment amer sur ce coup-là… qu’il y ait hors-jeu ou pas, confiait le coach angevin Stéphane Moulin à l’issue du match. Un arbitre de touche qui fait refuser un but alors qu‘il n’a pas levé son drapeau, je crois que c’est une première dans l’histoire. »

Crivelli, la minute où tout a basculé

On peut être le grand bonhomme du match à la 79e minute de jeu, en offrant ce qui s’avérera bien être le but de la gagne à son équipe. Puis péter les plombs » dans la même minute, en rouspetant d’abord sur un carton jaune mérité et en allant au contact avec l’arbitre, pour voir rouge quasi instantanément. C’est ce qui est arrivé samedi soir à Enzo Crivelli, héros des Bastiais face à Guingamp (1-0). Auteur d’une charge un peu trop virile sur le gardien breton (77e), l’ancien attaquant des Girondins de Bordeaux a collé son front à celui d’Amaury Delerue, qui l’a renvoyé illico aux vestiaires. Ce geste, inutile, pourrait valoir cher au Corse, alors que son équipe évoluait à onze contre dix depuis l’expulsion en première période de Marcal (38e).

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