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Ligue 1 : l’OM se ridiculise…

Auteur d’une entame de match euphorique et guidé par un Yoann Gourcuff de gala, le Stade Rennais a corrigé l’OM (5-2) au Stade Vélodrome, ce vendredi en ouverture de la 31e journée de Ligue 1. Ce succès permet aux Bretons de monter sur le podium alors que les Marseillais, à six points du premier relégable, touchent le fond.

TOPS

Yoann Gourcuff

A en croire Rolland Courbis, on ne sait toujours pas s’il est à 75 %, 80 % ou même 90 % de son vrai niveau. Toujours est-il que Yoann Gourcuff monte en puissance au fur et à mesure qu’il enchaine les matches avec le Stade Rennais et sa prestation ce vendredi soir rappelle ses plus belles heures en Ligue 1. L’ancien Lyonnais a été le grand bonhomme de ce match, en sonnant l’OM dès la 4e minute et en achevant, aussi, ces mêmes Marseillais à l’heure de jeu (59e), alors que les Bretons ne mettaient plus un pied devant l’autre et subissaient les vagues phocéennes. Lui qui n’avait plus marqué en L1 depuis le 26 octobre 2014… face à l’OM. Autre clin d’œil du destin : il y a dix ans jour pour jour, Gourcuff inscrivait son premier but sous les couleurs du Stade Rennais. Dix ans après, la piqûre de rappel propulse les Rennais sur le podium.

L’entame rennaise

Elle restera dans les annales du club, c’est certain. Car si le Stade Rennais a souffert (beaucoup) en fin de première période et pendant le premier quart d’heure de la seconde, il ne faut pas oublier que ces mêmes Rouge et Noir ont réalisé une énorme entame de match, facilitée par un OM complètement absent, avec trois buts inscrits en un quart d’heure. Par Gourcuff donc (4e), puis Fallou Diagne (9e) et l’irrésistible du moment, Ousmane Dembélé (14e), avec la complicité de Nicolas Nkoulou (14e). On pourra toujours critiquer (à juste titre) les nombreux péchés mignons du jeune international Espoirs et ses mauvais choix. Mais on les lui pardonnera bien vite en précisant que c’est lui qui contribue à enterrer définitivement l’OM en trouvant Giovanni Sio dans la surface pour le 5-2.

L’entrée des forces de l’ordre

A 0-3, on ne donnait pas cher de l’OM. On ne donnait même pas cher du tout de la sécurité des uns et des autres lorsque des supporters ont tenté de passer des tribunes du Stade Vélodrome à la pelouse. Le pire, qui semblait poindre à la 18e minute, a pu être évité grâce à l’entrée des forces de l’ordre, qui ont maitrisé les virages en se positionnant à leurs pieds.

FLOPS

La défense apathique de l’OM

C’est LE talon d’Achille des Phocéens cette saison et c’est ce qui leur a coûté le match ce vendredi soir face au Stade Rennais. Quinze minutes et une entame euphorique des hommes de Rolland Courbis ont suffi à faire voler en éclats la défense de l’OM. Rolando ? Buteur, OK, mais trop lent pour se mettre en action, dominé par Diagne sur le deuxième but adverse et facilement fixable, à l’image du tir victorieux de Sio. Nkoulou ? Sans autorité, jamais en mesure de guider sa défense et de contenir le fantasque Dembélé, qui le couche sur le cinquième but rennais. Dja Djédjé ? Trop régulièrement pris dans son dos. Avec autant de fautes individuelles et un alignement douteux, l’OM s’est plombé tout seul. Une fois de plus.

Michel

Il a dû reprendre à la hâte un groupe abandonné par Marcelo Bielsa. Il a dû composer avec un effectif qu’il n’avait pas choisi. Et ce n’est pas lui qui est sur le terrain, qui est défaillant dans les surfaces du Stade Vélodrome. Mais c’est lui qui fait l’équipe, lui qui est censé galvaniser et cadrer ses joueurs. Jamais Michel n’a semblé avoir de solutions ou d’idées pour relancer des Marseillais complètement hors sujet en début de rencontre et sans ressort une fois le Stade Rennais de nouveau détaché. Un exemple ? L’OM ne semble avoir qu’une tactique sur les corners, chercher une solution en retrait aux 20 mètres. Ce vendredi, Marseille en est désormais à six mois d’insuccès à domicile (13 matches sans victoire) et doit maintenant regarder vers le bas. Michel ? Les supporters demandaient son départ en début de match ("Michel fuera"). Est-ce que Vincent Labrune leur donnera satisfaction ? Une chose est sûre : ce revers devrait faire grand bruit en coulisses.

Benoit Costil

Certes, son équipe l’a largement emporté en terre marseillaise. Mais c’est bien sa faute de main sur le deuxième but de l’OM, que l’on gardera en mémoire au moment de décortiquer la performance rennaise. Alors qu’il pense capter sereinement un ballon dans les airs, Benoit Costil relâche le ballon et permet à Rolando, à cet instant du match (50e), de relancer momentanément la partie. Au moins, Costil n’aura pas ramassé autant de ballons dans ses filets que Steve Mandanda, abandonné par les siens et contrairement à ses dernières sorties, loin d’être phénoménal sur sa ligne, en atteste son appréciation sur la frappe victorieuse de Gourcuff.