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Ligue 1: la grosse réplique du maire de Saint-Etienne à Caïazzo

Ce week-end, Bernard Caïazzo avait évoqué le manque d’attractivité de la ville de Saint-Etienne selon lui pour attirer de nouveaux investisseurs au sein des Verts. Le maire de la cité stéphanoise, Gaël Perdriau lui a répondu avec vigueur et quelques gros tacles assénés.

Des commentaires sur les atouts de la ville de Saint-Etienne qui ne passent pas. Dimanche, Bernard Caïazzo, qui conduit à la destinée des Verts depuis 2004 dont en co-présidence avec Roland Romeyer depuis 2006, avait confié avoir du mal à séduire de nouveaux investisseurs devant le supposé manque d’attrait de la préfecture de la Loire. "Je vais le dire avec franchise, nous avons un petit handicap. Pour ceux qui connaissent le football, Saint-Etienne est une grande capitale. Mais pour ceux qui ne le connaissent pas, à choisir entre Bordeaux, Nice et Saint-Etienne, c'est sûr que la Riviera ou les vins de Bordeaux présentent plus d'attraits (…) C'est pour ça que notre priorité est de discuter avec des gens qui connaissent le football", avait déclaré Caïazzo au Progrès.

La gestion de Caïazzo et Romeyer critiquée

Une sortie qui a fait sortir de ses gonds l’édile de la ville, Gaël Perdriau. Dans un message sur Facebook, le maire répond au co-président de l’ASSE. Avec véhémence, taclant la gestion de Caïazzo et Romeyer: "Donc si l’ASSE ne trouve pas d’investisseurs, c’est parce que la ville manquerait de "prestige" selon Bernard Caïazzo... C’est peut-être aussi parce que peu d’investisseurs acceptent de payer plus de 50% des parts en étant minoritaire en droits de vote... Ou que la vente de pépites pour en tirer des profits à court terme ont nui à la construction d’une grande équipe dans le temps (Aubameyang, Payet, Maupay, Saint Maximin, Matuidi, Ghoulam, Malcuit, Saliba, Bamba, Zouma... et j’en passe). Autant de joueurs qu’on a laissé partir et qui explosent dans leur club aujourd’hui. D’ailleurs on peut se demander à quoi a servi l’argent de la vente de ces joueurs ? On n’en a pas vu les bénéfices sportifs."

Avant de poursuivre sur le potentiel de sa ville: "Le "prestige" de Nice n’améliore pas le talent de son club qui n’a rien gagné depuis 1997 ou de Bordeaux depuis 2009... Quand un investisseur parie sur un club, sur son image, son état d’esprit, cela dépasse largement le potentiel économique de la ville. Konica-Minolta (ancien sponsor du club, NDLR) en 2004 n’espérait pas vendre plus de photocopieurs à Saint-Etienne ! Quand une équipe a un tel palmarès, qu’elle garde l’âme de sa ville et qu’elle gagne ... elle attire ! Je suis d’accord sur un point avec Bernard Caïazzo, c’est que Saint-Etienne, c’est plus qu’un club... Et il mérite mieux que juste un investisseur qui vient pour sa gloire et son portefeuille... La défense de l’image d’une ville et de son indissociable club de foot doit se faire à tous les niveaux, et pas pour empocher le pactole. C’est vrai, Saint-Etienne est une ville et donc un club populaire, avec une âme. Ça n’a pas de prix. Surtout pas celui d’une certaine bourgeoisie. Allez les Verts ! Partout. Toujours."

MI