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Ligue 1: le gros tacle du gouvernement sur la gestion des droits TV

Invité sur RMC ce mercredi, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, a fustigé la cupidité du football français au sujet du conflit des droits TV entre Mediapro et la Ligue de football professionnel (LFP) pour lequel L'Etat n'interviendra pas.

Au lendemain de la réunion par visio-conférence entre le président de la République Emmanuel Macron et les acteurs du monde du sport, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, était l'invité de RMC ce mercredi dans Apolline Matin. Il a défendu le plan d'action pour le sport (avec une aide de 400 millions d'euros) sans esquiver un autre sujet brûlant du foot français: le conflit entre la Ligue de football professionnel (LFP) et Mediapro, dans l'incapacité de régler la première échéance des droits TV.

Il a justifié la position du chef de d'Etat de ne pas intervenir en critiquant l'appât du gain de la LFP et des clubs professionnels au moment de l'appel d'offres. Celui-ci a en effet battu des records en dépassant le milliard d'euros par saison pour la période 2020-2024. Mais avec des garanties visiblement insuffisantes chez Mediapro. Jean-Pierre Caillot, président de Reims, était de la réunion avec Macron et a glissé un mot sur le sujet. 

"Des raisonnements pécuniaires un peu aventureux"

"Le raisonnement (du gouvernement, ndlr) est quand même normal, a justifié Blanquer. Des personnes ont pris des risques largement excessifs sur des bases - pas de cupidité - mais de raisonnements pécuniaires un peu aventureux."

Interrogé sur les cibles de son courroux, qui pourraient être les anciens dirigeants de la Ligue, Didier Quillot, ancien directeur général exécutif, et Nathalie Boy de la Tour, ancienne présidente, Blanquer n'a pas répondu et poursuivi son argumentaire. 

"Un véritable problème sur des montants énormes"

"Vous ne pouvez pas faire des aventures financières privées et réclamer ensuite à l'Etat de venir au secours, a-t-il tonné. Il y a un véritable problème sur ce qui s'est passé sur des montants énormes. Une prise de risque excessive a été prise."

Le ministre a toutefois assuré être "très attentif" sur la santé financière des clubs, en grande difficulté avec la crise et ce défaut de paiement de Mediapro, pour le moment comblé par un prêt souscrit par la Ligue. "C'est un autre sujet (que celui des droits TV) mais on doit être attentif à ce qu'aucun club ne fasse faillite en Ligue 1, assure-t-il. Les deux sujets doivent être distingués."

NC