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Ligue 1 : le pythium, ce champignon qui brûle les pelouses

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A l’instar de Toulouse il y a une semaine, le gazon du Matmut Atlantique faisait peine à voir ce dimanche lors de Bordeaux-Nantes (1-0). En cause, le pythium, un champignon, friand des grosses chaleurs, qui dégrade sérieusement les terrains.

Le Stadium lors de Toulouse-Bordeaux (4-1) le week-end dernier, le Matmut Atlantique durant Bordeaux-Nantes (1-0) ce dimanche. Le pythium, champignon qui déguise les pelouses en champs de patates marron-jaune brûlés, fait sa tournée des stades.

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La chaleur pour moteur

« Il se développe lorsque les températures atteignent plus de 30° le jour et ne descendent pas en-dessous de 20° la nuit, ce qui est le cas ces derniers jours, explique Jean-Marc Lecourt, président de la Société Française des Gazons. » Tant que les degrés restent aussi élevés, la bactérie prospère.

Un cocktail détonant

Tout a commencé au début du mois d’août. Le champignon s'est développé sur le rond central, brûlant une partie de la pelouse. « L'enceinte de Bordeaux est fermée, il y a peu de circulation d'air. Ça, les grosses chaleurs, l'arrosage, les fertilisants, c'est un cocktail détonant qui explique l'apparition de ce pythium. »

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Les fongicides impuissants

Et les fongicides n'y peuvent rien. « De toute manière, les réglementations imposent de ne pas en passer plus de deux fois par an sur une pelouse de Ligue 1 », précise Jean-Marc Lecourt.

Sur le chemin de la guérison

A priori donc, l'humain n'est pas en cause dans cette histoire. De nouveaux semis seront pratiqués lorsque les températures auront baissé. D'ici dix jours, la pelouse de Bordeaux devrait donc reverdir. Pas d’excuse pour les Angevins, prochains visiteurs des Girondins.

la rédaction avec AS