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Ligue 1: Piat, co-président de l'UNFP, trouve "intéressant" le scénario d'une reprise en septembre

Philippe Piat, co-président de l'UNFP, syndicat des footballeurs professionnels, trouve intéressante l'idée de Jean-Pierre Rivère et Jean-Michel Aulas de conclure la saison entre septembre et décembre. Même s'il y voit une contrainte économique.

Après Sylvain Kastendeuch lundi par le biais d'une tribune dans Le Monde, Philippe Piat, l'autre co-président de l'UNFP, syndicat des footballeurs professionnels, a rappelé la position de l'union, ce mardi sur RMC, au sujet des craintes d'une reprise de la compétition. 

"Les joueurs ne sont pas opposés à la reprise mais ils sont inquiets et veulent savoir dans quelles conditions la reprise pourrait se faire, a-t-il rappelé. Les plans du gouvernement, des autorités sanitaires mais aussi de la Ligue pourraient les rassurer."

Face à Jean-Jacques Bourdin, Piat a énuméré les trois scénarii envisagés à la sortie de la crise du coronavirus. "Le premier, c'est la reprise, le deuxième, c'est de repousser les matchs au-delà de ce que dit l'UEFA à savoir le 3 août. Le troisième scénario est d'arrêter la compétition de faire les comptes sportifs et économiques maintenant et de repartir au mois d'août sur une nouvelle saison."

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"Intéressant de repartir sur une année calendaire"

Il a ajouté une autre possibilité à cela. Celle proposée par Jean-Pierre Rivère, président de Nice, il y a quelques semaines, et reprise ce mardi par Jean-Michel Aulas, président de Lyon. A savoir: conclure la saison entre septembre et décembre et démarrer la suivante en février 2021.

"C'est une des solutions à prendre en compte, admet Piat. Ce qui est intéressant dans cette solution, c'est de repartir sur une année calendaire. Il y a des avantages d'autant qu'avec la Coupe du monde au Qatar (en 2022), on va devoir modifier les saisons. Si l'on fait ça, les clubs vont devoir supporter des salaires de joueurs jusqu'à l'automne et cela pose un problème économique bien sûr."

"S'il y avait des blessures importantes, on pourrait le regretter"

Le championnat de France n'en est pas encore là alors que le débat autour des conditions de reprise fait rage. "Aujourd'hui, il y a un flou, rappelle Piat. On ne sait pas comment le déconfinement du 11 mai sera effectif. On ne connaît pas les mesures mises en place pour les possibilités d'entraînement. Pour jouer les dix matchs qui restent, on ne sait pas si les transports fonctionneront normalement, si les hôtels et les restaurants seront ouverts. Avant chaque saison, il faut plus d'un mois de réathlétisation. Là, ce qui est nouveau, c'est que les joueurs vont peut-être reprendre le 15 mai après un arrêt de plus de deux mois. Les médecins sont en alerte."

"Une reprise dans ces conditions, ce n'est pas raisonnable, enfonce-t-il. C'est pour cela que nous sommes très prudents dans la communication que nous faisons. Les joueurs ne disent pas qu'ils ne veulent pas jouer mais ils veulent jouer dans des conditions à peu près normales. Les derniers matchs sont les plus importants pour la descente ou la montée où l'on se donne à fond. S'il y avait des blessures importantes, on pourrait le regretter."

NC