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Ligue 1: Quillot juge le protocole sanitaire intenable pour les clubs

Didier Quillot, directeur général de la Ligue de football professionnel (LFP), invite le ministère des Sports à revoir le protocole sanitaire et la jauge de 5.000 personnes pour éviter d'amplifier la crise économique des clubs.

Quatre jours seulement après la reprise de la Ligue 1, la Ligue de football professionnel (LFP) souhaite déjà faire machine arrière sur les protocoles sanitaires mis en place pour lutter contre le coronavirus. Didier Quillot, son directeur général, a jugé "trop contraignant" le fonctionnement de la commission Covid, pourtant mise en place par la LFP en concertation avec la FFF et les pouvoirs publics. Celle-ci établit que si plus de trois joueurs ou encadrants d'un même club sont testés positifs sur une période 8 joueurs glissants, le match de l'équipe peut être reporté. Ce fut déjà le cas d'OM-Saint-Etienne et cela pourrait se reproduire le week-end prochain et les suivants. Alors, Didier Quillot souhaite un assouplissement de ces règles pour que les matchs se jouent. 

"Ce protocole met à risque l'exécution de notre calendrier"

Il indique avoir entamé des discussions avec les pouvoirs publics et les médecins de la fédération française de football. "Je considère que ce protocole met à risque l'exécution de notre calendrier pour la saison 2020-21 qui a un calendrier très chargé avec l'Euro 2021." La LFP a donc demandé un aménagement du protocole à la ministre déléguée aux Sports, Roxana Maracineanu.

Il propose de revisiter la notion de "cluster" en isolant les joueurs testés positifs tout en permettant au reste de l'effectif de poursuivre l'entraînement. Ce n'est pas le seul cheval de bataille de la LFP et Didier Quillot. Ce dernier encourage les préfets à accorder des dérogations pour permettre l'accueil de plus de 5.000 spectateurs, la jauge en vigueur jusqu'au 31 octobre. 

Il encourage les préfets à accorder des dérogations

"La saison 2020-2021 est à risque pour des raisons économiques liées à la jauge de 5.000 qui ne permet pas d'atteindre la capacité maximale des stades et de faire des recettes de billetterie comme les clubs l'ont prévu dans leur modèle."

"Nous souhaitons que les préfets étudient les demandes des clubs, se rendent compte qu'ils travaillent bien et savent accueillir le public avec des mesures de distanciation sociale, d'hygiène collective et individuelle, le port du masque obligatoire."

NC