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Ligue 1: Rennes décroche le derby à Nantes (avec un rôle majeur du VAR)

Invaincu à la Beaujoire depuis 2005, le Stade Rennais a signé dimanche une quatrième victoire de rang en Ligue 1 en s'imposant à Nantes (1-0). Les locaux ont eu droit à un but logiquement refusé en début de match, mais auraient pu obtenir un penalty en seconde période.

La série continue. Il faut toujours remonter au 15 janvier 2005 pour retrouver la trace du dernier succès nantais à la Beaujoire contre le Stade Rennais. Pourtant en confiance après leurs derniers succès contre Châteauroux et Montpellier, les Canaris ont chuté à domicile face à leur éternel rival (1-0), ce dimanche, à l’occasion de la 20e journée de Ligue 1. Accroché à l’aller en novembre et sorti en Coupe de la Ligue en décembre par les Bretons, Nantes n’aura donc jamais réussi à les vaincre cette saison. Cette défaite coupe l’élan de Vahid Halilhodzic et sa bande, qui restent englués à 11e place, alors que les protégés de Julien Stéphan grimpent provisoirement au 6e rang, à quatre points du podium.

Diego Carlos dans les mauvais coups

Il a été l’acteur principal du début de match, en étant dans tous les coups. Mais pas forcément les bons. Muet depuis le début de la saison, toutes compétitions confondues, Diego Carlos a bien cru débloquer son compteur et en même temps lancer idéalement les Canaris en profitant d’une sortie ratée de Tomas Koubek pour ouvrir le score sur un coup franc de Lucas Lima à la 6e. Sauf que le Brésilien n’a pas marqué de la tête, mais du bras gauche. Après avoir eu recours au VAR, Ruddy Buquet a donc logiquement refusé son but. Une première douche froide pour Carlos, qui s’est à nouveau illustré cinq minutes plus tard. D’abord en offrant un coup franc aux Rennais pour avoir envoyé au sol Ismaïla Sarr, puis en étant totalement en retard au marquage de Damien Da Silva, qui s’est servi de cette erreur pour placer un coup de tête imparable (12e).

Les Nantais privés du VAR

S’il a fait le bon choix en début de match en demandant l’aide du VAR sur le but finalement refusé à Diego Carlos, Ruddy Buquet a choisi de s’en priver sur une action pourtant très confuse à la 71e. Les Nantais ont explosé de rage, Valentin Rongier en tête, pour réclamer une faute sur Majeed Waris, puis une main de Jakob Johansson sur une frappe des locaux. Mais l’arbitre n’a rien voulu savoir et a laissé le jeu se poursuivre. Un recours au VAR aurait peut-être pu lui permettre de calmer les débats. Reste à savoir s’il a estimé, avec l’appui de ses assistants, que Johansson n’a jamais eu l’intention de toucher le ballon de la main et qu’il ne pouvait absolument pas l’éviter. Pas sûr que cela suffise à calmer les Canaris et un Waldemar Kita souvent enclin à déplorer des décisions arbitrales.

Un festival d’imprécisions

Avec des joueurs comme Hatem Ben Arfa, Benjamin Bourigeaud, Clément Grenier ou encore Valentin Rongier sur la pelouse, les amateurs de football pouvaient s’attendre à voir un certain niveau technique à la Beaujoire. Ils ont eu droit à tout le contraire. Ce derby a donné lieu à un festival d’imprécisions de chaque raté: des passes ratées, des ballons envoyés directement en touche, des maladresses assez incroyables à la construction du jeu et des frappes totalement manquées. Rennes a tout de même eu le mérite de mieux se débrouiller que Nantes dans ce domaine, sans pour autant briller. Symbole des mauvais choix des Canaris, Anthony Limbombe a raté l’immanquable à la 65e. Après un gros travail dans la surface, Majeed Waris a servi en retrait le joueur le plus cher de l'histoire du FCN (environ 10 millions). Mais il a réussi l’exploit de trouver le poteau sur une tête à bout portant alors que le but était vide.

RR