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Ligue 1: Saivet, capitaine-sauveur de Bordeaux

Bordeaux a arraché le match nul sur le terrain de Saint-Etienne (1-1) ce samedi, grâce à un coup franc de franc d’Henri Saivet à la dernière minute d’une rencontre peu emballante et qui peut laisser des regrets aux Verts.

Du haut de ses 25 ans et de ses 10 années passées au club, Henri Saivet s’est posé comme le patron au moment de tirer le dernier coup franc du match. Le brassard de capitaine qu’il portait en l’absence de Cédric Carrasso et Grégory Sertic lui assurait l’autorité. Et en taulier, il a pris ses responsabilités pour égaliser d’un coup de patte qui a scotché Stéphane Ruffier, assez fautif sur le coup (1-1, 90e). Bordeaux a donc arraché le match nul sur le terrain de Saint-Etienne (1-1) ce samedi, au terme d’une rencontre longtemps terne et indécise.

Tout s’est décanté en deuxième période. Avant cela, rien ou presque. Associés en attaque, Nolan Roux et Jean-Christophe Bahebeck ont manqué d’automatismes même si ce dernier a fait preuve d’une belle volonté (31e, 45e). Insuffisant pour faire passer un frisson dans le Chaudron. Les supporters des Verts ont tout de même tremblé sur une double occasion de Poko puis Chantôme, dont la frappe a été contrée in extremis par… son partenaire Pallois (48e). Le coup aurait été parfait pour Bordeaux qui n’avait, alors, jamais été inquiété. Et Jérôme Prior, jeune gardien girondin, ne pouvait rêver d’une première apparition si sereine en L1. La suite lui a réservé davantage de travail. D’abord décisif sur une Madjer de Roux (51e), il n’a rien pu faire sur la reprise de Romain Hamouma (1-0, 58e), qui a conclu la première action construite de ce match.

Deux barres pour Bordeaux

Battu par Reims après avoir mené la semaine dernière, Bordeaux a tenté de réécrire le scénario dans le sens inverse. La chance l’a longtemps fui. La tête de Cheick Diabaté a trouvé la barre du but stéphanois (62e). La frappe terrible d’André Poko (67e) a connu le même sort avant que la tête de Cédric Yambéré (77e) ne fuie de peu le cadre. Il a fallu attendre le dernier coup franc pour arracher un point rassurant à cinq jours du barrage aller de la Ligue Europa face à Almaty. « Bordeaux me paraît bien armé pour exister sur un plan européen, reconnait même l'entraineur stéphanois Christophe Galtier. Nous on est encore loin : il nous manque de la maîtrise technique et des automatismes. » Les Verts peuvent accuser le coup avant de se déplacer à Milsami, en Moldavie.

NC