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Ligue 1: Strasbourg en grand danger, Angers respire

Strasbourg a chuté à domicile ce dimanche face à Montpellier (2-3). Un revers qui place les Alsaciens en très mauvaise posture, à l'instar de Brest, battu sur le même score par Nice (3-2). Angers a acquis son maintien en Ligue 1 avec un large succès contre Dijon (3-0).

Angers obtient son maintien

En panne sèche d’efficacité en Ligue 1, Angers a retrouvé le chemin des filets au moment idoine pour valider une bonne fois pour toutes son maintien en Ligue 1, grâce à un net succès (3-0) contre Dijon. Le DFCO, assuré de jouer en Ligue 2 la saison prochaine, n’a plus rien à jouer dans l’élite, si ce n’est un rôle dans la course au maintien (les Dijonnais rencontreront Nantes lors de la prochaine journée).

David Linarès attendait néanmoins de son équipe qu’elle "respecte le championnat". Et Dijon a eu le ballon, mais sans se procurer d’occasions franches dans ce match qui mettait aux prises deux équipes en crise de confiance. Après quatre défaites de rang, Angers, qui n’avait goûté au succès qu’une seule fois lors de ses treize dernières rencontres de Ligue 1, voyait la place de barragiste occupée par Nantes se rapprocher dangereusement.

Une réaction était donc attendue de toute urgence. Et elle n’a pas tardé à venir, en première comme en seconde période. Devant au tableau d’affichage grâce à un éclair de Fulgini (7e), le SCO a enfoncé le clou dès l’entame de la seconde période. Après un but refusé à Bahoken, le jeune El-Melali (24 ans) a inscrit son premier but sous les couleurs angevines (50e). Tout en maîtrise, Angers a corsé l'addition en fin de match, grâce à Loïs Diony, efficace du droit malgré sa glissade.

Nice renverse Brest à 10 contre 11

Le Stade Brestois a tout gâché. Alors qu’il avait l’occasion de valider définitivement son maintien, et de s’assurer d’accompagner le SCO en Ligue 1 la saison prochaine, le club breton s’est effondré sur la pelouse de l’Allianz Riviera. L’OGC Nice était pourtant au plus mal, mené (1-2) et en infériorité numérique après l’expulsion de Pierre Lees-Melou (52e), exclu pour un geste involontaire mais jugé dangereux par l’arbitre, après intervention de l’assistance vidéo.

L’OGC Nice n’a pas volé sa victoire. Car les Aiglons, bien que sonnés par cette expulsion, ont continué de se ruer à l’attaque, mais Steve Mounié ratait le ballon du break pour Brest, passant à un cheveu de reprendre un centre-tir de Perraud. Nice, 9e, porté par un Claude-Maurice de gala, triple passeur décisif, revenait une deuxième fois au score et arrachait même un succès assez inespéré compte tenu des circonstances, face à une équipe de Brest longtemps séduisante.

Les Bretons peuvent donc nourrir des regrets et devront éviter tout nouveau relâchement. L'actuel barragiste, Nantes, n'est qu'à trois points derrière, et le Stade Brestois ne dispose pas d'une différences de buts favorable. Le club n'est donc pas tiré d'affaire avant de rencontrer Montpellier, et surtout le PSG.

Nîmes conserve l'espoir de se maintenir

Robustes en cette fin de saison qui pourrait signifier leur descente en Ligue 2, les Crocos ont la peau aussi dure et épaisse que l’animal présent sur le blason du club nîmois. Sans une victoire à Metz (3-0), les Nîmois auraient quasiment dit adieu à la Ligue 1. Autant dire qu’après la victoire de Nantes, qui reléguait Nîmes à cinq points des Canaris, on ne donnait pas cher de la peau des Crocos. Mais les choix forts de Pascal Plancque ont porté leurs fruits.

Nettement dominateur en première période, Nîmes a fini par inscrire un but libérateur, au moment le plus inattendu. Alors que son équipe était à la peine, Fomba a trompé Baptiste Reynet du pied gauche au terme d’une attaque placée (61e). Le gardien messin a ensuite pénalisé son équipe en concédant un penalty en raison d’une sortie mal maîtrisée de sa part. Une offrande que le couteau suisse Renaud Ripart se chargeait de transformer (67e).

Décisif sur l'obtention du penalty, Ferhat se chargeait de conclure le bal à la toute fin du temps réglementaire (89e). Nîmes n’avait gagné qu’un seul de ses neuf derniers matches. Après un exploit face à Lille, les Crocos n’avaient pas su enchaîner. Ils n’auront d’autres choix que de gagner face à Lyon pour continuer d’espérer avant, peut-être, un dernier rendez-vous décisif sur la pelouse du Stade Rennais.

Strasbourg voit le gouffre se rapprocher

Question efficacité, on pourra difficilement faire mieux. Sous une chaleur accablante (il faisait plus de 30 degrés à Strasbourg), Montpellier a dominé (3-2) le Racing Club de Strasbourg de justesse en faisant preuve d’un réalisme glaçant. Les Alsaciens étaient déjà menés 3-0 à la 50e en ayant concédé finalement assez peu d’occasions, trois au total. Les trois buts montpelliérains, inscrits par l’inévitable duo Laborde-Delort. Le premier a ouvert le score et inscrit un doublé, tandis que le second enfonçait Strasbourg au retour des vestiaires, alors que les locaux étaient revenus avec de bien meilleures intentions.

Maximum d'efficacité pour Montpellier, et tournure de match très cruelle pour Strasbourg, même si le résultat final est plus conforme à la réalité du terrain. Mais le réveil a été trop tardif, et le Racing se retrouve désormais en grand danger. Les joueurs de Thierry Laurey comptent le même nombre de points que Lorient, une équipe qu’ils rencontreront à l’occasion de la 38e journée, à deux points seulement de la 18e, celle du barragiste. Surtout, Strasbourg se rendra à Nice lors de la 37e journée pour un déplacement de tous les dangers sur la Côte d’Azur.

A deux journées de la fin du championnat, Montpellier veut finir le plus haut possible en championnat. Mais la saison du MHSC et son avenir en Coupe d’Europe se joueront aussi la semaine prochaine, contre le Paris Saint-Germain, en demi-finales de la Coupe de France. Pour espérer se défaire des Parisiens, les Héraultais devront faire mieux dans le jeu que ce qu’ils ont proposé ce week-end.

QM