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Mandanda : "Il faut arrêter de se voiler la face"

Accroché par Toulouse au Vélodrome (1-1) ce dimanche, l’OM n’a plus gagné à domicile depuis bientôt six mois. Enervé à l’issue de la rencontre, le capitaine Steve Mandanda regrettait le manque d’équilibre de son équipe.

Steve, c’est une nouvelle grosse désillusion pour l’OM ce dimanche…

Vous avez tout dit. Qu’est-ce qu’il y a à ajouter ? On est incapable de concrétiser nos occasions, donc forcément on se met en difficulté derrière. On court après le score et ça donne des résultats comme aujourd’hui.

On vous a senti très énervé en fin de match ?

Oui. Certes on doit essayer de revenir au score. Mais je pense qu’on doit conserver un certain équilibre. On prenait des vagues à chaque fois. On était plus proche du 2-0. En soi, perdre 1-0 ou 2-0, c’est pareil. Mais on pouvait faire preuve d’un peu plus d’intelligence pour garder un certain équilibre.

C’est à ce sujet que vous avez discuté avec Florian Thauvin sur le bord de la touche ?

Exactement.

Que lui avez-vous dit ?

D’aller le dire au coach. Même s’il le voyait déjà. Sur le terrain, je pense que tout le monde n’avait pas les bonnes consignes ou que les joueurs n’ont pas respecté les consignes. A un moment donné, il faut arrêter de se voiler la face. Quand on est incapable de gagner à domicile, quand on est incapable de prendre les points alors qu’ils sont juste devant nous comme aujourd’hui, ça ne sert à rien d’espérer quoi que ce soit.

« Je ne sais même pas quel est notre classement… »

Vous misez tout sur la Coupe de France désormais ?

On ne mise sur rien du tout. On se concentre sur le prochain match. Essayer de le gagner. Essayer de gagner à domicile. On doit bien ça à nos supporters. Je les ai connus beaucoup plus durs avec nous. Aujourd’hui, on n’est pas capable de leur rendre leur soutien. C’est quelque chose qui me déçoit énormément. Je ne sais même pas quel est notre classement... 13e ? Ce n’est pas possible d’être 13e avec un championnat qui n’avance pas. Et puis de montrer ce que l’on montre à domicile. On vous sent dépité… Je ne suis pas dépité mais énervé, réaliste, tout ce que vous voulez. Je ne pense pas dire n’importe quoi. C’est une réalité. Il reste des matches, il faut y croire. Mais il faut arrêter de croire que l’on va aller plus haut que là où on se trouve actuellement.

F.G