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Metz-PSG: une nouvelle victoire difficile et sur le fil, grâce à Hakimi

Le Paris Saint-Germain s'est arraché pour obtenir la victoire (2-1) à Metz dans le temps additionel, grâce à un doublé de son latéral droit marocain Achraf Hakimi.

La meilleure recrue du PSG, c’est bien lui. Incontestablement, Achraf Hakimi est un joueur à part, d’une autre dimension à ce poste. Le latéral droit marocain a surgi au-delà du temps additionnel à Metz (2-1) pour inscrire un doublé (5e, 90e+4) et permettre à son équipe de l’emporter au bout du suspense, alors qu’on s’acheminait vers un premier accroc pour le Paris Saint-Germain, leader toujours invaincu du championnat de France au terme de cette 7e journée.

Comme face à Lyon dimanche soir, le PSG n'a rien lâché pour arracher la victoire dans les derniers instants, mais il n'est pas plus avancé dans sa recherche d'un meilleur équilibre collectif. Le Paris Saint-Germain a vécu une rencontre très étrange et présenté deux visages très différents sur la pelouse du stade Saint-Symphorien. Dans un premier temps, les hommes de Mauricio Pochettino ont livré 15-20 premières minutes de très bonne facture, en étouffant les Messins, acculés dans leur propre moitié de terrain, incapables de ressortir le ballon.

Trop attentistes pour contrarier l’agressivité des Parisiens à la perte du ballon, les joueurs de Frédéric Antonetti ont eu du mal à exister dans le domaine physique, piégés par la densité et l’activité des milieux de terrain parisiens, très mobiles. Difficile de parler d’un début de match référence quand l’opposition est aussi faible, mais le PSG était dans le vrai, notamment Mauro Icardi. Pas toujours concerné sur le terrain, l’Argentin a montré un temps la meilleure version de lui-même dans l’attitude, en étant très impliqué sur le plan défensif.

Wijnaldm encore décevant

Sur le front de l’attaque, il a apporté de la vitesse et de la profondeur, fait admirer son sens du déplacement. En grande forme, Neymar s’est mis au diapason, avec une sublime ouverture pour son coéquipier, dont le ballon piqué était repoussé par Udol devant sa ligne. Mais Hakimi avait suivi pour conclure (5e). Les Parisiens avaient tiré quatre fois et cadré à deux reprises dans le premier quart d’heure. Lassé d’observer ses joueurs subir autant le cours des événements, Antonetti a su trouver les mots justes pour remobiliser ses troupes.

Metz a subitement corrigé le tir pour moins subir, en haussant le curseur en termes d’agressivité, là où les Parisiens accusaient le coup subitement. Le collectif parisien s’est alors désagrégé, permettant aux Messins de sortir et de poser des problèmes à une équipe coupée en deux. Lamine Gueye a été le détonateur offensif du regain messin sur le côté droit. Incapable de concrétiser ses très nombreuses occasions d’aggraver le score, le Paris Saint-Germain s’est exposé à la révolte messine, concrétisée par l’égalisation de Kouyaté. La soirée aurait même pu tourner au vinaigre pour les Parisiens sans un arrêt magnifique de Keylor Navas.

De retour avec de bien meilleures intentions à la perte du ballon, les Parisiens sont très vite retombés dans leurs travers en termes d’intensité et de cohérence collective. Des carences incarnées par la nouvelle prestation terne voire insipide du Néerlandais Georginio Wijnaldum, qu’on sent encore inhibé dans cette équipe du Paris Saint-Germain. Neymar, lui, s’est démené sur le front de l’attaque, comme si le salut des Parisiens ne pouvait passer que par une action d’éclat de son étoile brésilienne. Brillant parfois, tranchant le plus souvent, Neymar a aussi connu un déchet technique inhabituel pour un joueur de sa dimension. Mais il a tenté, toujours, et cela a fini par lui sourire.

QM