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Montpellier: bagarres, vol et alcool, Delort raconte sa jeunesse tourmentée

Dans une longue et riche interview à France Football, Andy Delort revient ce mardi sur sa jeunesse difficile, ses excès en tous genres, et ses récents démêlés avec la justice.

Il a aujourd'hui 27 ans, est devenu père de famille et l'assure: "Je prouve sur le terrain et en dehors que je suis une bonne personne". Une bonne personne, mais aussi un joueur au franc-parler rare, et un homme lucide sur ses erreurs passées. Dans une belle interview accordée cette semaine à France Football, l'attaquant de Montpellier Andy Delort revient sur sa jeunesse difficile, et n'élude aucun sujet.

"J’ai toujours été bagarreur. À l’école, c’était compliqué, j’étais hyperactif, avec toujours l’envie de bouger", raconte-t-il d'abord, avant d'évoquer l'adolescence perturbée par l'hospitalisation de son père. "Je fais (alors) n’importe quoi. J’ai entre quinze et seize ans. C’est là qu’on commence à faire des bêtises. Mais mon père le sent. Il se bat pour revenir. À ce moment, il m’a dit qu’on allait y arriver. Un an après, je signe pour Ajaccio."

Pour être viré par le club corse (puis repris) au bout de quelques mois. Pourquoi? "À cause d’une bagarre, et aussi parce que j’avais volé un truc à Carrefour, un jeu à 10 euros, se rappelle le buteur. J’étais dégoûté. J’avais fait une saison de fou."

Il explique ses deux interpellations, en février puis août 2018

Outre ses coups de sang, Delort évoque dans l'entretien son hygiène de vie, qui n'a pas toujours été impeccable. Et c'est un euphémisme. "Je n’étais pas sérieux. Ce n’était pas que les fêtes, mais aussi la bouffe, le sommeil, reconnaît-il. Aujourd’hui, je suis irréprochable et je me dis que c’est dommage de ne pas avoir fait ça avant. D’un autre côté, tu as une vie, il faut que tu en profites. J’ai besoin aussi de ça, de voir mes copains, de sortir. […] J’en ai bien profité."

D'ailleurs, le natif de Sète explique ne pas avoir apprécié être traité "d'alcoolique" après une interpellation pour conduite en état d'ivresse (il avait deux grammes d'alcool dans le sang) à Toulouse en février 2018. "Je ne suis pas alcoolique. Je ne bois jamais, si ce n’est de temps en temps quand je sors, lâche l'intéressé. Ma femme venait d’accoucher. J’avais eu un baby blues. Ça ne se passait pas bien sur le terrain. J’avais bu. Je m’étais fait arrêter. Ça arrive. C’est humain."

Quant à sa dernière interpellation, en août dernier, l'attaquant explique qu'il n'était pas fautif. "Pour le coup, ce n’est pas moi qui ai été con. À Toulouse, j’ai bu, j’ai conduit, j’ai déconné, souffle Delort. À Montpellier, OK, mon collègue avait bu un peu au-dessus de la limite. On s’est fait arrêter. Mais le policier pensait qu’on était des dealers ou je ne sais quoi. Il nous a fait sortir, avec menottes, au sol. C’était très musclé, humiliant."

CC