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Nancy: "J’ai dit aux joueurs que c’était une bande de petits cons", l'énorme colère de Rousselot

Défait contre Lorient (2-3) après avoir mené 2-0 ce samedi soir lors de la 30e journée de L1, Nancy occupe une inquiétante dix-huitième place en championnat. Après le match, le président Jacques Rousselot, battu dans la matinée à la présidence de la FFF, a poussé un coup de gueule énorme contre ses joueurs.

« C’est une journée de merde pour moi. » Le ton était donné dès la première phrase de Jacques Rousselot face aux journalistes, samedi soir au stade Marcel-Picot. Après avoir perdu la présidence de la FFF dans la matinée, le président de Nancy a vu son équipe sombrer face à Lorient (2-3) après avoir mené 2-0 à la pause. Une défaite inquiétante puisque le club lorrain, 18e de Ligue 1, ne compte plus que trois points d’avance sur Bastia et leur adversaire du soir, relégables. « Excusez-moi pour cette expression mais ce matin c’était une parodie de mauvaise foi, de gens qui ne tiennent pas leurs promesses ou leur parole. Et ce soir c’est encore pire. Les joueurs ont lâché en deuxième mi-temps. C’est insupportable. Insupportable ! Je leur ai dit après le match dans des termes peu élogieux. »

"Il faut qu'ils se bougent le cul"

Furieux, le patron lorrain a fait trembler le vestiaire lorrain. « Ça faisait longtemps que je n’avais pas piqué une grosse colère comme ça. Je leur ai dit que c’était une bande petits cons, qu’il fallait vraiment qu’ils se bougent le cul. Je vous emploie les expressions que j’ai utilisées toute à l’heure. Aujourd’hui, il doit y avoir une prise de conscience. Il faut qu’ils se remobilisent. Rien n’est mort, il reste huit matches mais il faut qu’ils sauvent le soldat ASNL et qu’ils s’emploient de la première à la 95e minute d’une façon exemplaire.

"Le coach reste avec nous"

On va prendre des mesures de façon à ce qu’ils ne se divertissent pas comme c’est le cas en ce moment. Mettre le bleu de chauffe est important. Il faut qu’ils prennent conscience de la CHANCE (il hurle le mot, ndlr) qu’ils ont d’être en Ligue 1, d’être des joueurs professionnels, de gagner de l’argent. Mais il faut aller le chercher. Depuis un bon moment on n’est pas au rendez-vous. Le coach (Pablo Correa) reste avec nous. Ça fait 20 ans que je le connais. Il va faire ce qu’il faut de son côté afin d'assurer le maintien à condition que les acteurs soient motivés pour ce challenge. Je demande une exemplarité au quotidien. On va tout faire pour sauver l’ASNL. »

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AB avec Arnaud Valadon à Nancy