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Nantes: Domenech ne veut pas "céder à la panique" malgré une situation très inquiétante

Dominé par Lille (2-0) ce dimanche lors de la 24e journée de Ligue 1, le FC Nantes reste barragiste. Si la situation est très inquiétante, comme son bilan depuis son arrivée, Raymond Domenech tient à rester optimiste.

Toujours aucune victoire pour le FC Nantes de Raymond Domenech. Un peu plus d’un mois après son arrivée, l’ancien sélectionneur des Bleus présente un triste bilan de quatre nuls et trois défaites. Quatre points pris sur 21 possibles. 

Avant sa nomination, les Canaris étaient 16es de Ligue 1. Ils ont depuis reculé de deux places et accusent trois longueurs de retard sur Lorient, premier non-relégable, qui compte un match en moins. Le spectre de la Ligue 2 plane sur le club, mais Domenech veut rester optimiste. 

"C’est maintenant qu’il faut être costauds"

"Il ne faut pas céder à la panique. Si tout le monde cède à la panique, c’est clair que ça va se diluer encore plus. C’est maintenant qu’il faut être costauds. Etre tous ensemble quand ça prend un peu l’eau. Il reste 14 matchs. Il faut gagner et prendre des points, il n’y a pas d’autre issue. Ça devient tendu. Mais ne cédons pas à la panique. On peut dire que la situation devient compliquée, mais ce n’est pas en allant dans tous les sens qu’on s’en sortira. Il faut au contraire rassembler nos énergies", a-t-il martelé ce dimanche après la nouvelle défaite de son équipe contre Lille (2-0)

En très grande difficulté en première période, les Nantais ont attendu la seconde période pour sortir peu à peu de leur moitié de terrain. Sans pour autant inquiéter Mike Maignan, hormis sur une tentative de Sébastien Corchia (77e).

"Quand on n’est pas présent, comme en première mi-temps, on ne peut pas espérer grand-chose contre Lille. Que peut-on espérer quand on a autant de déchet technique en première mi-temps ? On prend deux buts sur des trucs où on se dit que ce n’est pas possible. Il n’y a pas de mots, on est absent une mi-temps et on prend des buts qu’on donne tranquillement et gentiment. Ils n’y arrivaient pas, on s’est dit qu’on allait les aider…", a ajouté Domenech, au moins lucide sur le pathétique niveau de jeu affiché par son équipe au cours des 45 premières minutes. 

"On fait des erreurs grossières"

"La victoire de Lille est méritée, ce n’est pas pour rien que cette équipe joue le titre. On s’est rendu compte que quand on arrivait à jouer, on pouvait leur poser quelques problèmes. Il n’y a pas d’explication sur la première mi-temps. On ne peut même pas dire que c’était physique. On a été pris à la gorge. On est souvent capables de réagir, j’aimerais qu’on soit capables d’agir. En première mi-temps, on était un peu tétanisés, on a raté des passes simples. On n’arrivait même pas à se faire une passe par moments. On fait des erreurs grossières, presque grotesques sur les deux buts", a-t-il souligné. Clairement à sa place comme barragiste, Nantes devra réagir dès le week-end prochain à Angers pour se relancer dans la lutte pour le maintien.

Quant à Domenech, il "garde l’idée que cette équipe peut progresser". "On n’est pas là pour faire un bilan chaque semaine mais pour essayer de sauver le club, rassembler ensemble toutes les énergies pour grimper dans le classement, a-t-il appuyé. Je vois la réaction des joueurs. Il faut garder l’idée de vouloir jouer, poser le jeu et des problèmes à l’adversaire, c’est la base. Il ne faut pas juste être solide derrière. J’essaie de dire aux joueurs que quelle que soit la place, il faut jouer un match de 95 minutes, mais demandez aux joueurs si ça pèse d’être barragiste, moi je ne pense pas."

RR avec PYL