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Nantes: fragilisé, Domenech ne veut "pas abandonner"

Fragilisé par une série de sept matchs sans victoire, Raymond Domenech promet qu'il n'abandonnera pas son poste d'entraîneur du FC Nantes.

Un peu plus d'un mois après sa nomination sur le banc de Nantes, Raymond Domenech est déjà sous très grosse pression. Le technicien a signé le pire départ d'un entraîneur sur le banc des Canaris avec aucune victoire en sept matchs. A la veille de la réception de Lens en 32e de finale de la Coupe de France, il a promis qu'il ne quitterait pas ses fonctions. 

"Si vous pensez que je risque d'abandonner, la réponse est claire, c'est non"

"Si vous pensez que je risque d'abandonner, la réponse est claire, c'est non", a-t-il confié ce mardi en conférence de presse. Il a confirmé des échanges avec son président, Waldemar Kita, sur la situation compliquée de son équipe, actuellement barragiste en Ligue 1 avec quatre points d'avance sur Dijon, premier relégable. 

"On est tous conscient de la situation, on sait tous ce qu'il se passe, a-t-il poursuivi. L'objectif est de rassembler les énergies pour que tout le monde continue travailler dans le même sens jusqu'à la fin de la saison."

Pas d'ultimatum de la part de Kita

Il dément en revanche l'existence d'un ultimatum planant au-dessus de sa tête. "On ne discute pas de ça, on discute de l'équipe, de ce qu'on peut faire pour améliorer le groupe, explique-t-il. Céder à la panique générale, ce n'est pas dans ma nature."

Le président nantais, qui a utilisé 15 entraîneurs depuis son arrivée en 2007, n'a pas cette patience. Mais Domenech ne s'en inquiète pas publiquement. "Vous lui poserez la question quand il sera là", a-t-il ajouté. "Nous, on débat sur l'équilibre de l'équipe, l'organisation, les joueurs, il aime savoir comment ça se passe et c'est normal", complète Domenech.

Le technicien a appelé les journalistes et l'environnement du club à ne pas changer de jugements à chaque résultat. "Après le match de Saint-Etienne (1-1), on se disait tous qu'on avait trouver quelque chose, qu'il y avait du jeu, explique-t-il. Puis, il y a eu le match de Lille (0-2) derrière. Je rappelle qu'on prend deux buts sur deux cadeaux. Il ne faut pas qu'on soit à géométrie variable, optimiste ou pessimiste. Il faut arrêter cette panique générale ou cette euphorie dès qu'il y a un petit résultat."

NC avec Xavier Grimault