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Nantes, René Girard en remet une couche : "On a un effectif assez maigre"

René Girard

René Girard - AFP

Corrigé par une équipe de Metz opportuniste (0-3), René Girard, qui n’avait pas bénéficié d’un accueil très chaleureux de la part des supporters de Nantes à son arrivée au club, est apparu inquiet et agacé en conférence de presse d’après match ce dimanche.

René Girard sera-t-il le premier entraîneur de Ligue 1 à sauter ? Il est évidement bien trop tôt pour le dire, mais au vu de l’attitude de l’ancien coach de Montpellier après la fessée reçue par Nantes face à Metz à la Beaujoire (0-3), en conférence de presse, la question se pose légitimement. Visiblement agacé de devoir composer avec un effectif assez court, le champion de France 2012 est apparu vraiment marqué devant les micros. "Il y a beaucoup de questions et de réflexions à avoir. Je ne me sens pas trahi. Je ne suis pas quelqu’un qui change son fusil d’épaule du jour au lendemain, mais je me suis peut-être trompé" a ainsi lâché le technicien nantais, qui avait déjà déploré une "journée de merde" à la fin du mercato.

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Girard : "On a un effectif assez maigre"

Signe que René Girard était durement touché par cette défaite, il n’a même pas cru bon de signaler le but refusé à Gillet en début de match, déplorant les conditions de cette rencontre. "Il y a longtemps que je n’avais pas vécu un match comme ça. J’ose penser que c’était un accident, sinon c’est grave. Ce sont des matchs qui font mal. On est fébrile. On a un effectif assez maigre, il faut faire avec. En plus, on a un pépin physique qui nous a obligé à faire jouer Vizca (Vizcarrondo, ndlr) qui revenait du Vénézuela, ce n’était pas prévu" a-t-il précisé.

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Pas encore de renoncement

Un constat flagrant des forces en présence et du groupe très jeune et limité dont il dispose. Suffisant pour faire craquer l’ancien coach des espoirs tricolores ? Pas encore semble-t-il, même si le signal d’alarme a bien été déclenché. "Quand on voit ce match, on peut être inquiet. Si on va tout droit à la guillotine, ce n’est pas la peine. Il faudrait que tout le monde aille dans le même sens, mais ce n’est pas le cas. Après, il n’y a pas le feu non plus, on est à la 4e journée mais il faut réagir" conclura-t-il le visage fermé. Pas certain que ces déclarations amélioreront les relations avec son président Waldemar Kita.

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