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Nice-PSG : un rebond signé Javier Pastore

Javier Pastore, auteur d'un doublé contre Nice

Javier Pastore, auteur d'un doublé contre Nice - AFP

Auteur d’un doublé qui a débloqué une rencontre piégeuse pour les Parisiens, Javier Pastore a permis au PSG de s’imposer à Nice (3-1) ce samedi et de reprendre la tête du championnat. La confirmation de la superbe forme de l’Argentin ces dernières semaines. Et un joli rebond pour les Parisiens après leur déroute face au Barça.

Sur ses cinq matches depuis le 5 avril, le PSG en aura donc gagné quatre. Problème : son seul revers dans cette série, mercredi au Parc contre le Barça (1-3), va longtemps marquer les esprits des observateurs. Comme la confirmation, même avec tant d’absents, d’une équipe à qui il manque encore quelque chose pour franchir la marche des rêves sur le plan continental. Dans les compétitions domestiques, par contre, Paris poursuit sa marche en avant vers un triplé historique.

Déjà vainqueur de la Coupe de la Ligue depuis le week-end dernier, qualifié pour la finale de la Coupe de France fin mai, le PSG a fait un pas de plus vers cette possible triplette et un troisième titre national consécutif en l’emportant 3-1 ce samedi sur la pelouse de Nice. Un succès qui permet au club de la capitale de reprendre un point d’avance sur Lyon en tête du classement avant le choc de dimanche soir entre l’OL et Saint-Etienne. Et qui porte la signature d’un certain Javier Pastore. Souvent considéré comme le meilleur Parisien depuis le début de l’année 2015, étincelant ces dernières semaines, l’Argentin a confirmé sa belle forme avec un doublé pour débloquer une rencontre qui a longtemps semblé piégeuse pour les hommes de Laurent Blanc.

Trois jongles dans la surface avant de marquer

Un plat du pied droit dans la surface pour ouvrir le score en fin de première période (1-0, 39e). Un bijou pour reprendre l’avantage en seconde – Mathieu Bodmer avait égalisé juste avant la mi-temps – avec trois jongles au milieu de la défense des Aiglons avant de faire trembler les filets (2-1, 63e). Ses quatrième et cinquième réalisations de la saison en Ligue 1 (plus six passes décisives), Cavani se chargeant de corser la note sur penalty (3-1, 69e). Royal. A l’image des performances du moment de l’ami Javier, impliqué dans 8 des 12 derniers buts du PSG en championnat. Presque seul à surnager contre Barcelone, Pastore confirme match après match l’étendue d’un talent qui en fait l’un des joyaux du football mondial.

Le meilleur joueur de la planète, comme l’affirmait il y a quelques jours un certain Eric Cantona ? Messi, Cristiano et d’autres obligent, on n’ira pas jusque-là. Mais quand Javier est en forme, quel régal à regarder… Le bonheur simple d’un footballeur capable de bonifier et rendre magique n’importe quel ballon. Alors, bien sûr, comme toujours avec les artistes, il y a du déchet. Quelques parts d’ombre pour mieux révéler l’éclat du bonhomme lorsqu’il brille. Il faut l’accepter. Pour mieux se régaler. Et Laurent Blanc de confirmer le tout à l'issue de ce match à Nice avec une sortie où la nuance entoure les éloges : « Javier ? Il est assez imprévisible, ce garçon. Il fait des choses très talentueuses et en même temps, il fait des choses assez inexplicables, qui peuvent mettre le collectif en danger. Mais à la sortie, bon, tu gagnes 3 -1, il marque deux buts, donc tu ne peux que le féliciter. Mais quand tu dois le bousculer, tu le bouscules aussi, hein. Parce que c’est un garçon qui a besoin de ça aussi. » Autant être clair : si Paris veut rêver à un improbable exploit mardi à Barcelone, il devra pouvoir compter sur un Pastore au sommet de son art. Cela ne suffira certainement pas. Mais cela reste une condition indispensable. Il y a deux ans, en quart de finale retour, le garçon avait ouvert le score (et permis de rêver) au Camp Nou. S’il pouvait lui prendre la bonne idée de récidiver dans quelques jours, on serait pour. Et vu sa classe du moment, on ne parierait pas contre.

Alexandre Herbinet