RMC Sport

Nice: Rivère explique les deux dossiers du mercato qui le poussent à partir

Invité de Team Duga ce lundi sur RMC, Jean-Pierre Rivère est revenu sur les raisons qui le poussent à quitter la présidence de Nice dans les prochaines semaines. Au coeur du conflit, les deux derniers mercatos du club et le refus des actionnaires d'enrôler deux joueurs pourtant ciblés de longue date.

Jean-Pierre Rivère et Julien Fournier ne sont plus en phase avec les décisions des actionnaires majoritaires de Nice et en ont tiré les conclusions en annonçant leur départ dans les prochaines semaines. Au coeur du désaccord, la gestion du dernier mercato estival et la direction prise par ce mercato d'hiver. Invité de Team Duga ce lundi sur RMC, le président des Aiglons met en évidence la gestion de deux cas précis, sans citer de nom. 

"Les joueurs étaient presque dans la voiture"

"On avait deux profils de joueurs qu'on regarde, pour l'un depuis trois ans, l'autre depuis des mois, insiste Jean-Pierre Rivère. On nous a laissé travailler pendant des mois, les joueurs étaient presque dans la voiture et puis au dernier moment, on vous dit non parce qu'ils ne sont pas assez jeunes et qu'il n'y a pas la plus-value. Je ne vais pas citer les noms, mais on avait deux très bons joueurs. Et parfois, vous avez des joueurs de 27 ans qui certes n'ont pas de plus-value directe, mais de la plus-value indirecte. Quand vous avez ce genre de joueurs, tout ce qui est autour prend de la valeur parce qu'ils font bien jouer et marquent des buts."

Le nom de Ryad Boudebouz avait notamment circulé avec insistance, sans que Jean-Pierre Rivère ne le confirme. Les dirigeants niçois auront déjà peiné à enrôler Youcef Atal, l'une des révélations de ce début de saison. Et ne seront donc pas parvenus à leurs fins sur les deux dossiers ciblés par ailleurs.

"Le coût était plus qu'acceptable pour le club"

"Cet été, quand on veut faire Atal, on nous dit qu'on ne va pas le faire parce qu'on a deux arrières droits, ajoute le président niçois. Je leur ai dit 'Ne vous inquiétez pas, on va faire ce joueur et en vendre un autre'. On nous dit qu'on ne les fait pas parce qu'il n'y a pas de plus-value derrière, qu'ils ont 27 ans... Le budget, on l'a ! Nous avions le pouvoir de décider. Je suis actionnaire mais minoritaire et passé un certain montant, il est normal que ce soit collégial. Mais c'était deux joueurs qu'on prenait en prêt, avec des options d'achat extrêmement raisonnables, donc le coût était plus qu'acceptable pour le club. Cela a été pour moi la goutte d'eau qui a fait déborder le vase parce qu'un mercato, c'est un puzzle. Il nous a manqué des pièces cet été, rebelote cet hiver donc stop."