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OL: Aulas dresse le portrait-robot du futur entraîneur

Sylvinho écarté en début de semaine Jean-Michel Aulas et Juninho se sont mis en quête d’un nouveau technicien pour l’Olympique Lyonnais. Ce jeudi, le président du club gone a détaillé ce qu’il attendait du futur entraîneur de son équipe.

Bruno Genesio à peine envolé que l’OL a annoncé le nom de son remplaçant pendant le dernier intersaison. Mais après seulement neuf rencontres de Ligue 1 et une défaite dans le derby contre Saint-Etienne (0-1) Sylvinho a été écarté de ses fonctions par le directeur sportif Juninho et le président rhodanien Jean-Michel Aulas. Inexpérimenté et sans connaissance du microcosme lyonnais, Sylvinho n’a pas fait l’affaire et les dirigeants gones ne veulent pas reproduire cette erreur. Pour relancer le club, quatorzième du championnat à sept points du podium, le président Aulas compte bien nommer un nouvel entraîneur avant le match face à Dijon, le 19 octobre prochain. Ce jeudi, le dirigeant a détaillé à quoi pourrait bien ressembler l’heureux élu.

Un entraîneur offensif

Les deux premiers matchs de Sylvinho avaient donné l’illusion d’un football chatoyant. Cela s’est vite estompé et l’ancien latéral du Barça a d’abord prôné un jeu restrictif et défensif. Le prochain entraîneur de l’OL doit donc renouer avec la grande tradition du club, à savoir un football porté vers l’avant et qui a contribué à écrire ses plus belles heures dans les années 2000. "On n’a peut-être pas assez mesuré le côté culturel lié à l’expérience de Sylvinho, a estimé le patron du club rhodanien. Le côté défensif qui était proposé a probablement créé un déséquilibre par rapport au jeu offensif traditionnel de l’OL. Mais malgré un léger retard, la troisième place reste plus que jamais notre objectif et sept points c’est remontable en dix matchs."

Un entraîneur expérimenté

Deuxième élément reproché à Sylvinho, son manque d’expérience. Avant l’OL, le Brésilien n’avait jamais entraîné d’équipe première dans un club. La gestion des entraînements et le travail quotidien lui étaient donc trop étrangers pour briller dans la durée. Fort des enseignements liés à la mauvaise situation de son équipe, Jean-Michel Aulas a donc ciblé un technicien avec une solide expérience du haut-niveau pour redresser la barre : "Quand on se trompe on essaye de ne pas reproduire deux fois les mêmes erreurs."

Un entraîneur parti pour durer

Si Jean-Michel Aulas espère voir le Lyon 2.0 "opérationnel dès le match contre Dijon", le président de l’OL n’oublie pas de rappeler qu’il a un projet à moyen et long terme pour son club. Le futur entraîneur lyonnais doit donc se montrer capable de s’y intégrer et d’aider l’équipe pendant plusieurs années. Et pour y arriver, ce nouveau technicien doit s’entendre avec Juninho, seul décisionnaire dans ce dossier selon JMA. "Il y a une liste, certains noms sont sortis dans la presse. Beaucoup d’entraîneurs libres sont intéressés par Lyon et on n’est pas à l’abri d’une surprise, a réaffirmé l’homme d’affaires avant de souligner le poids du directeur sportif à ce propos. Juninho prendra la décision. Ma philosophie c’est de trouver la meilleure solution possible pour que l’OL gagne longtemps et fassent de bons résultats économiques."

Un entraîneur libre de tout contrat

Dernier élément, et non des moindres selon Jean-Michel Aulas, le futur entraîneur de l’OL ne doit pas être sous contrat avec une autre équipe. Cela exclut de fait Patrick Vieira malgré l’excellente opinion que le dirigeant a du Niçois. "Patrick Vieira est sûrement l’un des entraîneurs que j’apprécie le plus en tant que personnalité, a rappelé le dirigeant. Gérard Houllier le connait bien mais il est sous contrat et ne correspond pas à notre timing. Il n’est pas libre."

Idem pour José Mourinho, avec qui le dirigeant de l’OL a échangé par des "sms très flatteurs", mais qui "n’a pas donné suite à notre proposition de rencontre parce qu’il a déjà choisi un autre club." Jean-Michel Aulas s’est dit heureux de sa discussion avec le Portugais même si celui-ci ne viendra pas à Lyon. Un dernier nom est revenu avec instance, celui de Laurent Blanc. Cette fois, le président lyonnais n’a pas démenti ni confirmé: "Si c’était notre priorité je ne vous le dirais pas."

Jean-Guy Lebreton avec Mohamed Bouhafsi