RMC Sport

OL: Groupama tacle le monde du foot sur fond de négociations sur le naming

Alors que les négociations vont débuter entre l'OL et Groupama concernant le contrat de naming du Groupama Stadium, le directeur général de l'assureur pour la région Rhône-Alpes Auvergne tacle le monde du football dans un entretien à La Tribune.

Noué en 2017, le contrat de naming signé entre l’OL et Groupama arrivera à son terme cet été. Ce vendredi, Francis Thomine, directeur général de Groupama Rhône-Alpes Auvergne, présentera à son conseil d'administration le projet de renouvellement de ce partenariat triennal concernant le Groupama Stadium.

"Renoncer à ce partenariat n'est absolument pas notre intention. En revanche, nous ne serons pas prêts à tout et n'importe quoi pour y parvenir. (…) Je ne dépenserai pas un euro de plus. Jean-Michel Aulas, son directeur général et son conseil d'administration seront libres de mettre fin à notre partenariat s'ils lui préfèrent une offre censée être bien plus performante financièrement", explique ce jeudi Francis Thomine dans un entretien accordé au journal La Tribune. Tout en glissant au passage quelques tacles aux Gones et au monde du football en général.

"Beaucoup ne sont plus que des mercenaires"

"Le football professionnel international charrie un tel business, qu'inévitablement d'indécents excès surviennent. D'ailleurs, je m'étonne toujours que ce public de supporters souvent très modestes se taisent devant l'incroyable inflation des salaires des joueurs", appuie-t-il, avant de s’en prendre "au comportement des joueurs". "En étant membre du comité de gestion de l'Olympique Lyonnais, j'assiste à certaines situations. Et effectivement, en ligne de mire, des comportements déroutants voire honteux chez certains joueurs. Beaucoup ne sont plus que des mercenaires sous la coupe d'agents cupides avec lesquels même les entraîneurs sont sommés de composer. Mais sont-ils seuls responsables? Je ne crois pas", insiste-t-il. Faut-il y voir une référence aux incidents survenus entre des joueurs de l’OL et certains supporters en décembre dernier après la rencontre de Ligue des champions contre le RB Leipzig (2-2)?

"Mais au final, nous devons faire le solde entre les éléments positifs et négatifs. Et à mes yeux, au nom des arguments que j'ai égrenés en préambule, les premiers dominent les seconds", précise toutefois Francis Thomine, expliquant que le contrat de naming comporte "plusieurs clauses" faisant référence "aux problèmes d'images que le comportement des supporters ou des joueurs est susceptible de provoquer". "A l'aune des dérapages racistes, homophobes, violents et même, maintenant, des tensions ostensibles entre supporters et joueurs, nous aurions eu l'occasion d'actionner la clause d'image. Je n'ai pas souhaité le faire. La raison est que les répercussions sur notre image étudiées par des organismes indépendants via notamment les réseaux sociaux, ont révélé un impact extrêmement faible", souligne-t-il. Selon La Tribune, le montant de l’accord entre l'OL et Groupama est estimé entre 4 et 7 millions d’euros par an.

RR