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OL-OM: Aulas-Labrune, le nouveau round

Après les incidents du match aller, Lyon et Marseille s’affrontent ce dimanche (21h) en clôture de la 22e journée de Ligue 1. L’occasion de retrouvailles entre Jean-Michel Aulas et Vincent Labrune, deux présidents bien différents, qui n’hésitent pas à « s’allumer » régulièrement.

Même lorsque les deux équipes naviguent en milieu de tableau, le match entre Lyon et Marseille reste l’un des plus grands chocs de la Ligue 1. Cet affrontement entre les deux olympiques, ce dimanche soir (21h), est à la fois l’occasion de se rapprocher des places européennes pour le vainqueur, mais aussi de voir Jean-Michel Aulas et Vincent Labrune se recroiser. Après un match aller houleux dans les tribunes et sur le terrain, les deux présidents s’étaient livrés une passe d’armes verbale assez violente. Comme un symbole des relations cycliques entre deux hommes différents sur beaucoup de points.

Jérémy Morel, transféré cet été de Marseille à Lyon, évacue d’ailleurs le parallèle par une boutade : « Les deux sont très bon sur Twitter (sic). Pour le reste, pas de commentaire. » Frédéric Guerra, agent réputé qui côtoie les deux présidents, se veut quant à lui moins prudent et distribue les bons points à Aulas, notamment en raison de son expérience (65 ans, dont 29 à la tête de l’OL). « Les jeunes vont beaucoup plus vite mais les vieux connaissent le chemin, donc ça a un avantage considérable », lâche l’agent, entre autres, de Maxime Gonalons.

Guerra : « Dans les yeux des autres, Aulas sait qu’il a le pouvoir »

Pour Frédéric Guerra, la supériorité de Jean-Michel Aulas ne se limite pas à l’âge. Dans les négociations concernant les transferts, « JMA » possède un pouvoir de décision bien plus important car il joue son argent, contrairement à son homologue marseillais qui n’est « qu’un » président-délégué au service de la propriétaire Margarita Louis-Dreyfus. « Aulas est capable de dire oui ou non très rapidement lorsqu’on lui présente un dossier », explique Guerra.

Et avec le temps, Aulas s’est aussi forgé une image qui en impose auprès de ses homologues. « Dans les yeux des autres, il sait qu’il a le pouvoir, souligne Guerra. Je ne suis pas sûr que Vincent Labrune, dans les yeux des autres, trouve le pouvoir nécessaire pour pouvoir mener une grande aventure comme un club de football de première division et de haut niveau. » Et même si Jean-Michel Aulas a assuré cette semaine au micro de RMC Sport que « les rapports étaient apaisés », le prochain round pourrait s’ouvrir ce dimanche.

la rédaction avec Edward Jay