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OM - Bouchet : "Les sommes versées échappent au club"

Invité à réagir à la publication par le Canard Enchaîné d’un document selon lequel plusieurs transferts de l’OM présumés frauduleux auraient porté préjudice au club à hauteur de 65 millions d’euros, l’ancien président marseillais, Christophe Bouchet défend ses homologues.

Selon un document publié ce mercredi par le Canard Enchaîné, la justice semble confirmer les soupçons qui pèsent sur les transferts présumés douteux de l’OM, entre 2009 et 2012. Ces derniers auraient porté préjudice au club à hauteur de 65 millions d’euros. Invité à réagir à ces révélations, qui concernent notamment le transfert d’André-Pierre Gignac de Toulouse et Marseille en 2010, avec un préjudice pour le club phocéen chiffré à 27 millions d’euros, l’ancien président olympien Christophe Bouchet s’est montré ferme quant à la possible implication de ses successeurs au poste.

"Je vois mal Pape Diouf ou Dassier se mêler à de tels combines" 

L’ex-actionnaire de l’OM est même catégorique : "Il faut faire très attention de quoi on parle. De l’argent que le club peut ou ne peut pas voir. Les sommes versées par le club aux joueurs, aux agents, elles échappent aux clubs. Ce que l’argent devient derrière, il est difficile à voir pour le club, sauf si le club est d’accord. Il y a beaucoup d’argent qui se fait immédiatement sur un seul transfert. Évidemment, vous avez des gens qui gravitent autour, il y a des agents. Ce sont eux qui perçoivent le plus immédiatement. Je vois mal Pape Diouf ou Jean-Claude Dassier (anciens présidents de l’OM, ndlr), se mêler à des combines à deux euros."

 "La mafia, c’est un fantasme !"

Christophe Bouchet refuse également de croire que le milieu marseillais est à l’origine de ces transferts douteux : "Alors ça, c’est un vrai fantasme ! La mafia n’a pas la mainmise sur le club. Qu’il y ait des membres du milieu qui fassent pression sur les intermédiaires, les agents, pourquoi pas. Mais pas moins à Marseille qu’ailleurs. Ce qui est dommage, c’est que les dirigeants du club ne sont pas solides. Quand on sait que c’est possible, peut-être que certains ont joué. Qui ? Comment ? J’ai du mal à croire que les dirigeants du club puissent être pris dans ce type d’organisation. La seule faiblesse de l’OM dans cette période-là et qui continue, c’est cet espèce de turnover infernal des joueurs. Plus vous faites des mouvements, plus vous donnez la possibilité à d’autres de faire des affaires que vous ne contrôlez pas."

Jérôme Sillon