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OM: des personnalités marseillaises signent une tribune de soutien aux supporters contre Eyraud

De nombreux artistes, intellectuels ou anciens joueurs ou entraîneurs marseillais ont signé une tribune publiée ce vendredi dans les colonnes de La Provence pour défendre l'OM et surtout ses supporters. Ces derniers sont actuellement en conflit avec la direction, et notamment son président Jacques-Henri Eyraud.

C’est la grande mobilisation à Marseille. La colère gronde toujours du côté des fans du club phocéen. Si l’OM a retrouvé un peu le sourire mercredi en s’imposant 3-2 face à Nice en match en retard de la 11eme journée de Ligue 1, Jacques-Henri Eyraud, cible numéro 1 des supporters, n’a pas réussi à gagner la paix sociale. "Agora OM", son projet de "grande concertation", est loin de faire l’unanimité. Alors que son équipe jouera encore gros samedi à Nantes en championnat, de plus en plus de voix s’élèvent pour soutenir ceux qui, hors période de crise sanitaire, enflamment les travées du stade Vélodrome. Ce vendredi, La Provence publie ainsi une tribune de soutien aux supporters intitulée "l’OM ne tient pas dans un club de foot."

Initiée par l’universitaire Médéric Gasquet-Cyrus et le journaliste sportif Patrick Fancello, elle a été signée par un grand nombre de personnalités marseillaises. Des anciens joueurs comme le membre de la Dream Team Eric Di Meco, Manuel Amoros, Patrick Blondeau, Marius Trésor, l’ex-entraîneur Gérard Gili, mais aussi des personnalités venant du monde du spectacle comme Faf La Rage, Patrick Bosso, le groupa Massilia Sound Système… tous crient leur amour de l’OM. Et multiplie à travers ce texte les messages à JHE.

"L’OM ne tient pas dans les colonnes de chiffres alignés"

"L’OM ne tient pas dans un club de foot, peut-on lire dans cette tribune. L’OM ne tient pas dans les colonnes de chiffres alignés. L’OM ne tient pas en place. L’OM occupe tout l’espace de Marseille et déborde. (…) Il n’existe dans aucun plan comptable : seulement dans la chair et me cœur de ses supporters, transmis de génération en génération, depuis les quarts de virage d’un Vélodrome où les enfants se laissaient glisser jusqu’aux murs repeints de contours de Depé. L’OM est sa propre légende : elle ne s’achète pas, ne se programme pas, ne se décide pas. L’OM ne tient pas dans un project. (…) La seule agora de l’OM, c’est nos rues, nos bars, nos salons devant la télé, nos corps massés devant le camion-pizza et nos virages. (…) L’OM n’appartient ni aux joueurs, ni aux présidents, ni aux managers, tous de passage. L’OM est à sa ville, à son histoire, à son peuple."

AB