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OM: Di Meco se souvient de son premier échange savoureux avec Tapie

Dans Rothen s'enflamme, ce lundi soir sur RMC, Eric Di Meco s'est souvenu de la toute première fois où Bernard Tapie lui a adressé la parole à l'OM. Et de la drôle de phrase du "Boss" à son égard.

Les larmes ont laissé place aux souvenirs et aux petites anecdotes, souvent croustillantes. Particulièrement touché, dimanche, par la disparition de Bernard Tapie, Eric Di Meco s'est de nouveau exprimé ce lundi sur sa relation avec l'ancien président de l'OM, dans Rothen s'enflamme, sur RMC. En racontant sa première véritable discussion avec son ex-patron, à l'été 1988, après deux ans d'exil.

"Après mes deux prêts (à Nancy puis Martigues), je ne dois pas revenir à l'OM, et puis c’est Gérard Banide (entraîneur phocéen de 1986 à 1988, ndlr) qui insiste pour que je vienne en Forêt-Noire faire un stage, se souvient l'ancien défenseur. Il me dit: 'tu fais 15 jours avec nous, je t’essaie arrière gauche, et puis si ça ne se passe pas bien tu repars, on te laissera libre'. Et je fais 15 jours de folie. Je faisais les centres et je les reprenais de la tête tellement j’avais envie de jouer (rires)."

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"Alors Di Meco, il parait que t'es devenu bon ?"

Satisfait des progrès et de l'envie de Di Meco, Banide le garde donc dans son effectif pour la suite de la préparation estivale. Le défenseur et ses coéquipiers s'en vont disputer un tournoi à Auxerre, auquel participe l’Hadjuk Split de Josip Skoblar. Un moment dont profite Tapie pour rendre visite aux troupes. "Bernard vient pour la première fois depuis le début de la saison, explique Di Meco. Mais il savait tout ce qu’il se passait heure par heure durant le stage, évidemment."

Autant dire que le "Boss" avait été informé des performances du latéral gauche. "Il ne m’avait jamais parlé de ma vie, poursuit le consultant RMC Sport. Il rentre dans le vestiaire, vient directement vers moi en me serrant la main, et il me dit: 'Alors Di Meco, il parait que t’es devenu bon ?' Je l’ai regardé, je n’ai rien dit comme un con, et voilà... Le premier contact que j’ai eu avec lui, c’est celui-là."

Bien d'autres suivront. Certains chaleureux, comme après le sacre de 1993, d'autres un peu moins. "J’avais des coéquipiers qui étaient très proches de lui, qui l’appelaient Bernard, qui le tutoyaient et parlaient régulièrement au téléphone avec lui, disait Eric Di Meco dimanche. Moi, j’étais un simple joueur de l’effectif. Je n’étais pas une star. (...) Mais j’ai eu beaucoup de chance de croiser cet homme-là et de travailler avec lui. Parce qu’il y a des hommes qui sortent de l’ordinaire et lui en faisait partie. Je n’ai jamais été un de ses fils dans le vestiaire. Mais j’échangeais avec lui par texto à la fin. Et on avait une affection particulière l’un envers l’autre, par rapport à ce qu’on a vécu…"

Rothen s'enflamme