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OM: "inquiet", Eyraud évoque la "situation inexplicable" autour de Mediapro

A l'occasion d'un Top of the Foot spécial OM ce jeudi sur RMC, le président marseillais Jacques-Henri Eyraud est revenu sur le conflit actuel opposant Mediapro à la LFP. Le dirigeant se dit "inquiet".

Le mercato est enfin terminé, mais Jacques-Henri Eyraud ne vit pas des journées plus calmes pour autant. Comme chaque dirigeant de Ligue 1, le président de l'OM suit avec attention l'évolution du conflit entre Mediapro et la LFP sur le paiement des droits TV du championnat de France, qui pourrait avoir des conséquences directes sur sa formation. Conflit sur lequel il est revenu ce jeudi sur RMC, dans un Top of the Foot spécial Marseille.

"Evidemment que le football français traverse la plus grave crise de toute son histoire, glisse 'JHE'. Le moment est empreint d’une vraie gravité, et nous sommes tous inquiets. La situation est inexplicable. Quand vous louez un studio ou un deux-pièces pendant trois ans, vous ne vous retournez pas vers votre propriétaire au bout de deux mois en disant que le loyer est trop élevé et qu’il faut le renégocier... On a une vraie incompréhension et il va falloir prendre des décisions."

"Arrêtons de dire n’importe quoi sur le fait qu’on a été les plus idiots à ne pas avoir négocié de garantie bancaire"

Eyraud assure toutefois que l'OM, malgré ses finances serrées, "n’est pas plus en danger que n’importe quel autre club" de Ligue 1. "Mais l’OM regarde la situation avec beaucoup de rigueur, on est très attentif là-dessus, prévient-il. Dans une tempête, il faut un commandant, une unité de commandement, et cette unité c’est Vincent Labrune (le président de la LFP, ndlr) qui l’incarne et qui l’incarne très bien."

Le dirigeant phocéen a aussi évoqué les critiques à l'égard des anciennes têtes pensantes de la Ligue, et des présidents de clubs - dont il fait partie - qui se sont tous réjouis de la vente des droits TV à Mediapro pour 780 millions d'euros annuels en 2018. "Arrêtons de dire n’importe quoi sur le fait qu’on a été les plus idiots, les moins bons, à ne pas avoir négocié de garantie bancaire, se défend-il. Il n’y a pas de garantie bancaire sur ces montants-là, tout le monde le sait."

Mais n'était-il pas possible de faire preuve d'un peu plus de prudence à l'époque? "C’est tellement facile de refaire le match maintenant, poursuit Jacques-Henri Eyraud. Est-ce qu’à l’époque on avait le sentiment de valoir moins que la Serie A italienne? Non. Et pourtant le championnat de France était valorisé bien moins que la Serie A. Ce qu’a fait cet appel d’offres, c’est de faire en sorte que le football français rattrape son retard sur le football italien, sur le football allemand, sur le football espagnol, même si on ne se compare pas à ce dernier. Je parle du retard en terme de valeur. (...) Mediapro était une entreprise très connue des spécialistes du sport, une société qui faisait deux milliards de chiffre d’affaire, et qui en terme de production était quasiment ce qui se faisait de mieux en Europe. Alors arrêtons de vouloir faire la chasse aux sorcières. Restons calmes."

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