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OM: "Les futurs talents, on ne doit pas les louper", les explications du responsable des partenariats

Les partenariats OM Next Generation, lancés il y a un an, ont pour objectif de retisser les liens entre le club olympien et les clubs amateurs de la région marseillaise. Depuis le 25 février 2017, 21 clubs amateurs ont rejoint le projet. Pour RMC Sport, Stéphane Richard, responsable des partenariats à l’OM, a dressé un premier bilan du projet, et livré ses ambitions.

L’OM partait de loin

"Le constat était terrible. Avant, j’étais éducateur, on avait fait un constat terrible : on n'avait aucun lien avec les clubs, les meilleurs joueurs ne venaient pas en détection. Et on ne peut pas travailler sans confiance. Là, ce qui est bien, c’est que maintenant, c’est même les clubs qui nous appellent pour nous dire attention il y a un joueur, celui-là vous ne l’avez pas vu, venez le voir. Donc c’est vraiment un dialogue qui s’est instauré entre eux et nous et on ne peut pas fonctionner autrement". 

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La confiance de retour dans les clubs amateurs

"On a réussi à remettre de la confiance entre les clubs amateurs et nous, on a instauré un dialogue. Souvent, on fait des réunions, on discute sur le projet, ce qui n’était pas le cas avant. Avant, on était dos à dos. Maintenant, on travaille main dans la main au sujet des futurs joueurs qui peuvent intégrer l’Olympique de Marseille ou même de toutes les actions qu’on peut mener. Il va falloir continuer à satisfaire d’année en année les clubs, parce que ça ne va pas se faire du jour au lendemain. Même si on sent qu’il va y avoir des changements qui vont s’opérer, ça va être très long".

Des mails pour prévenir des détections dans d'autres clubs

"Tous les mercredis, il y a une équipe de quatre éducateurs qui tournent dans les clubs partenaires, qui vont observer, aider les coachs ou regarder les joueurs. Donc déjà, il y a un maillage qui est fait, on sait qu’on veut cibler. Maintenant, on n’interdit pas de faire des détections ailleurs, puisque les enfants appartiennent à leurs parents. Mais les clubs doivent nous informer quand il y a un petit qui est contacté pour faire une détection. On reçoit un mail pour nous dire, attention, tel joueur s’en va tel jour."

Des invitations pour les enfants au Vélodrome

"Ils sont super bien placés et on a aussi, depuis quelque temps, fabriqué un tifo. Donc ils peuvent dérouler le tifo avant l’entrée des joueurs, refaire un peu comme font les supporters dans les virages. Ce qui met un peu plus de piment, un peu plus de bonne humeur et de joie pour eux. Ils viennent voir un spectacle et ils passent un super moment. Quand ils font l’escort kid, il y en a beaucoup qui ont les larmes aux yeux, ils rêvent. J’ai discuté avec certains présidents, quand ils leur ont annoncé qu’ils allaient faire l’entrée de l’OM-PSG, les petits n’ont pas dormi pendant 48 heures. Ils étaient aux anges de pouvoir fouler la pelouse du Vélodrome."

La formation, un réel enjeu pour la nouvelle direction

"Je pense que le plus beau est à venir. C’est encore fragile. Le stade Le Cesne (un bail emphytéotique administratif de 50 ans a été signé entre l'OM et la ville de Marseille, ndlr), ça va être un lieu magnifique et un outil de travail indispensable. Le centre de formation est en plein restructuration. La présidence nous a refait des terrains. Cela fait des années qu’on demande des outils pour travailler au top et là, c’est ce qu’on a. On est sur la bonne voie et on a la chance que l’équipe première marche, parce que ça aussi, c’est très important. Que l’équipe première marche aussi bien, c’est sûr que ça fait briller les yeux des petits quand ils viennent au stade Vélodrome. Et je pense aussi que l’explosion de joueurs comme Max (Lopez) ou Boubacar Kamara fait du bien à l’OM."

Ne plus louper les talents de la région

"C’est le deuxième pourvoyeur de joueurs professionnels en France derrière l’Ile-de-France, qui est énorme. On a vraiment une belle carte à jouer, si on sort en maître chez nous. Il faut freiner l’exode des jeunes Marseillais qui partent voir si l’herbe est plus verte ailleurs et qui parfois, malheureusement, reviennent avec beaucoup de désillusions. Donc notre but, c’est de freiner un peu tout ça et qu’ils retrouvent l’amour de l’OM. Les futurs talents, on ne doit pas les louper. On ne fera pas du 100%, c’est sûr, mais on ne s’est pas mis d’objectif par saison. Ça va être du travail sur du long terme et on espère fabriquer encore des Maxime Lopez."

Florent Germain