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OM-LOSC: ce qu'il s'est passé après l’explosion du pétard

Les dirigeants de l'OM, du LOSC et de la LFP ont échangé dans le bureau des officiels après l'explosion de la bombe artisanale qui a interrompu le match de la 22e journée de Ligue 1 entre l'OM et Lille (1-2). Un acte qui ne restera certainement pas impuni.

Un jet de pétard a provoqué une interruption de 35 minutes vendredi soir au Vélodrome, pendant OM-LOSC. Après que l’arbitre a décidé de d’arrêter le match (57e), une réunion a eu lieu dans le bureau du délégué du match en présence de l’arbitre, des dirigeants des deux clubs: Jacques-Henri Eyraud, le président de l’OM, et Marc Ingla, le directeur général du LOSC.

Nathalie Boy de la Tour, la présidente de la LFP, qui était au match, était également présente lors de cette réunion. Le tout en lien avec le PC sécurité et la préfecture de police, qui dans cette situation d’ordre public a la main sur la reprise ou non de la rencontre.

Le PC sécurité et Jacques-Henri Eyraud voulaient appréhender au plus vite la personne qui a lancé le pétard, mais la tâche s’est avérée impossible, même avec le système de vidéo surveillance du stade. Ils ne voulaient pas prendre le risque de se tromper. L'OM a décidé ce samedi de porter plainte contre X

L'OM en commission de discipline dès lundi?

En parallèle de la réunion entre officiels, le 4e arbitre de la rencontre, qui était proche de l’explosion, ressentait des douleurs aux oreilles et des sifflements. Il a donc été pris en charge par un médecin, qui n’a pas décelé de lésions aux tympans. C’est en partie cet examen qui explique la durée aussi longue de l’arrêt du match. Le 4e arbitre a pu reprendre sa place pour le fin du match.

Cette réunion s’est déroulée dans une ambiance sereine entre le corps arbitral et les dirigeants des deux clubs. Le propriétaire de l’OM Frank McCourt est arrivé à la fin de cette réunion, après que la décision a été prise de reprendre la rencontre. Il a été informé de tous ces éléments par Jacques-Henri Eyraud.

Il y a de grandes chances que la commission de discipline de la LFP se saisisse dès lundi de cet événement, comme elle peut désormais le faire, sans attendre mercredi.

Pascal Lefebvre avec Loïc Briley