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OM-OL : Marseille crie au scandale

Lucas Ocampos

Lucas Ocampos - AFP

Les joueurs de l’OM crient à l’injustice après le but non accordé à Lucas Ocampos face à Lyon, ce dimanche, en clôture de la 29e journée de Ligue 1 (0-0). Un fait de jeu litigieux qui reste en travers de la gorge partenaires d’André-Pierre Gignac, persuadés d’avoir été floués.

Regard fixe, droit devant lui, pas un mot aux nombreux micros tendus : André-Pierre Gignac a filé sans piper mot du stade Vélodrome après le match nul concédé par l’OM devant l’OL ce dimanche en clôture de la 29e journée de Ligue 1 (0-0). Mais le plan de l’attaquant marseillais tourne court quand un journaliste le lance sur le but non accordé à son coéquipier Lucas Ocampos en fin de match (83e). « On s'est fait arnaquer, ça nous apprendra à bien les recevoir », a lâché froidement « APG ».

A l’image de son meilleur buteur cette saison, c’est tout l’OM qui est colère. André Ayew ? Avant de passer ses nerfs sur une porte du Vélodrome, l’international ghanéen avait laissé exploser sa rage au micro de Canal +. « Si on ne veut pas qu’on soit champion, qu’on nous le dise ! C’est inadmissible, a fustigé le Ghanéen. Ce n’est pas la première fois que ça arrive à l’Olympique de Marseille. Quand on a un but valable, c’est dur, ça fait mal. Il y a une grosse frustration. On nous vole un but. » Moins virulent mais tout aussi agacé, Jérémy Morel, confie lui que « la pilule était dure à avaler » et qu’il a un « sentiment d’injustice ».

Les joueurs de l’OM n’ont pas compris l’attitude de Benoit Bastien sur cette action. Ce dernier n’a rien sifflé : ni le but d’Ocampos alors que le ballon avait franchi la ligne, ni une faute de l’Argentin, qui a taclé le ballon tout en heurtant Anthony Lopes. « Il y a énormément de frustration, de déception et de colère, appuie en zone mixte le capitaine olympien Steve Mandanda. Nous avons livré un gros match. Nous avons fait ce qu'il fallait pour gagner. Il y a cette action sur laquelle tout le monde voit le ballon dedans sauf l'arbitre. Nous perdons deux points aujourd'hui. Soit il siffle faute (sur le gardien Lopes), soit il y a but. L'erreur est humaine, on peut le comprendre. Mais c'est difficile car ça coûte deux points qui sont importants pour la fin de saison. »

Bielsa calme le jeu

Si à l’OM, on estime qu’il y a clairement but de Lucas Ocampos, à l’OL, le son de cloche est différent. « Sur le but non accordé, je n'ai pas vu qu'il était rentré, j'ai vu qu'il y avait faute sur mon gardien, je ne sais pas si c'est ce qui est sanctionné ou pas, affirme l’entraîneur rhodanien Hubert Fournier. J'attendrais de voir les images, on n'est pas les mieux placés pour juger de l'action. » Anthony Lopes, si. Et pour le portier lyonnais, pas de doute, il y a bien une charge irrégulière sur l’action. « Je me retourne assez vite pour essayer de récupérer le ballon, raconte le dernier rempart de l’OL au Canal Football Club. J’ai du mal à me retourner parce qu’Ocampos me retient un peu par terre. Après, si la balle est entrée ou pas, je n’en ai aucune idée. C’est un gros fait de match. L’arbitre a pris sa décision. Il n’a pas accepté le but. J’ai le sentiment qu’il y a faute parce qu’il m’empêche de me retourner, il me met le pied un peu sur le corps, il me tient la jambe derrière. Après, c’est dur à voir. L’arbitre a pris sa décision, il n’a pas sifflé faute, il n’a pas accordé le but. Tant mieux pour nous. »

Le mot de la fin ? Il est pour Marcelo Bielsa. L’entraîneur de l’OM n’a pas voulu entretenir le climat de colère qui s’est emparé de son vestiaire. L’Argentin n’a pas souhaité, non plus, se réfugier derrière ce fait de jeu litigieux pour expliquer le match nul face à Lyon. « Je crois que les arbitres et les assistants peuvent être dans le vrai ou se tromper, explique le coach marseillais. Ce sont des instruments pour que le championnat puisse se dérouler. Nous qui y participons, nous devons accepter les possibles erreurs que peuvent faire les gens qui arbitrent le jeu. Ce n’est pas important de savoir si le but était valide ou pas. L’arbitre a jugé qu’il ne devait pas valider le but. A partir de là, soit il a raison, soit il a tort. Comme on sait qu’il est impartial, on accepte qu’il se trompe, s’il se trompe contre nous. » Tout Marseille n’est pas forcément d’accord.

A.D avec F.Ge