RMC Sport

OM-PSG: Payet veut de "vraies sanctions" après les débordements de certains supporters marseillais

Dimitri Payet s'est montré assez remonté contre le comportement d'une partie des supporters lors du Classique entre l'OM et le PSG ce dimanche soir (0-0). Mais le Marseillais salue aussi l'exemplarité de certains, "qui étaient là pour faire la fête".

Le Classique a pu aller à son terme, et c'est tant mieux pour le spectacle. Mais quelques incidents ont cependant émaillé ce choc au sommet, qui s'est soldé sur un match nul (0-0), et ça n'a pas du tout plu à Dimitri Payet. Au micro de Prime Video, le Marseillais a fait part de son agacement contre certains supporters, tout en prenant le soin de souligner l'exemplarité des autres.

"Il faut des vraies sanctions"

"Il y a eu encore des incidents. Il y a en a beaucoup qui étaient là pour faire la fête, et qui ont été exemplaires. D’autres moins. Et ceux-là, ils ne peuvent pas dire qu’ils sont supporters de l’OM, parce qu’il savent ce qu’on risque", s'est emporté le joueur de l'OM, faisant notamment référence au point de retrait avec sursis infligé au club phocéen après les incidents survenus à Angers.

En zone mixte, le ton du meneur de jeu était le même: "Merci au public qui a mis le feu et a été exemplaire, mais j'ai aussi vu des bouteilles, des chargeurs, des briquets, j'en ai déjà vu sur moi, je sais ce que c'est. Certains dérapent, on risque de perdre des points, on ne peut pas dire que ces gens-là aiment l'OM. Je suis désabusé, je ne comprends pas, on se sait observés, il faut des vraies sanctions, on ne peut plus attendre que quelqu'un soit blessé."

Tout au long de la rencontre, des jets de projectiles venant des virages nord et sud sont notamment venus perturber les corners des Parisiens, les joueurs de la capitale devant tirer les coups de pied de coin sous la protection de boucliers. L'utilisation de très nombreux fumigènes pourrait également coûter cher au club marseillais.

Navas: "Ce n'est pas idéal pour jouer au football"

Invité à s'exprimer sur le sujet à la télévision espagnole, Keylor Navas a concédé que ce climat tendu pouvait être très perturbant. "Ce n'est pas l'idéal pour jouer au football mais il faut rester concentré sur le terrain et ce que nous avons à faire", a confié le gardien parisien.

Des incidents ont également éclaté aux abords du Vélodrome en marge du Classique. Des centaines de personnes ont tenté de forcer l’entrée pour accéder au stade. Ces incidents ont engendré une intervention des CRS. Au cours de la manoeuvre de refoulement, il a été fait usage de gaz lacrymogènes et un commissaire a été blessé par le jet d'un projectile en pleine face nécessitant son transport à l'hôpital.

Samedi, à 24 heures du match, Dimitri Payet avait pourtant lancé un appel solennel aux supporters. "On a besoin de vous, on a besoin d'exemplarité. Ce slogan "A jamais les premiers" nous tient à coeur. Soyons à jamais les premiers à donner cet exemple." Le Marseillais n'a pas complètement été entendu.

Felix Gabory avec AFP