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OM-PSG: quand le football s’inspire du basket et ses "blocks"

Une faute de Kevin Strootman sur Marquinhos, pour un "block" selon Benoît Bastien, à l’origine d’un but refusé contre le PSG (0-2), a suscité la polémique et provoqué l’ire des Marseillais, dimanche soir au Vélodrome. Inspiré du basket, l’écran qu'aurait utilisé l’international néerlandais est devenu monnaie courante en football.

"Si un jour le VAR est mis en route dans le championnat de France, on ne verra pas ce qu’on a vu aujourd’hui." Ironique, Rudi Garcia a usé de sa verve habituelle pour faire passer des messages. L’Olympique de Marseille a essuyé un nouveau revers contre le Paris Saint-Germain (0-2) et l’arbitre serait en partie responsable, selon l’entraîneur de l’OM.

La raison de sa fureur? Une faute sifflée contre Kevin Strootman, qui a privé son équipe de l’égalisation à la 86e minute. Au bout du temps additionnel (95e), Julian Draxler s’en allait ensuite inscrire le deuxième but parisien sur une passe millimétrée de Kylian Mbappé, à l’origine du malheur des Marseillais en seconde période.

"L'arbitre a dit avant: pas de block, pas de block"

Avant de porter l’estocade, le Paris Saint-Germain aurait donc pu concéder l’égalisation. Sur un coup franc tiré par Dimitri Payet, Marquinhos bute sur Kevin Strootman. Celui-ci s’était-il volontairement placé à cet endroit pour empêcher le Brésilien de faire action de jeu?

"Une exagération de ma part ? Pourquoi ? On sait tous qu’il ne peut pas faire ça, s'est défendu Marquinhos après le match. S’il se met hors-jeu et qu’il ne bouge pas, ça veut dire qu’il veut bloquer des joueurs. L’arbitre était juste à côté, il a dit avant: 'pas de block, pas de block'. Il l’a fait et c’est faute."

Une technique en vogue en Angleterre

En basket, on appelle l'action dénoncée par Marquinhos un écran. Et la pratique, sanctionnée aussi en rugby lorsqu’un joueur empêche le plaqueur d’intervenir, est de plus en plus courante sur les terrains de football. Il y a une semaine et demie, lors du choc de Premier League entre Chelsea et Manchester United (2-2), David Luiz a usé de cette arme sur corner pour permettre à Rüdiger de marquer.

Sur le coup de pied arrêté en question, tiré depuis la droite, David Luiz et l’Allemand sont serrés de près au marquage par Victor Lindelöf et Paul Pogba. Le premier nommé se désintéresse complètement de l’action et bloque son vis-à-vis pour permettre à Rüdiger d’échapper à la vigilance de Pogba, lequel sera trop court pour couper la trajectoire du ballon devant le milieu de terrain des Blues. Efficace.

La pratique est en vogue. Et le basket, une véritable source d’inspiration pour les entraîneurs. Gareth Southgate, le sélectionneur de l'Angleterre, a pioché dans les schémas tactiques de la NBA pour préparer les combinaisons sur corner et libérer des espaces pendant Coupe du monde 2018. A plusieurs reprises, contre le Panama et la Suède notamment, la réflexion s’est avérée très utile. Elle explique en partie la réussite des Three Lions sur corner.

QM