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OM: Valbuena tacle à son tour le bilan d'Eyraud

Touché par la crise actuelle à l'OM, Mathieu Valbuena a pointé ce jeudi dans Top of the Foot le comportement et le bilan du président marseillais Jacques-Henri Eyraud.

Même depuis la Grèce, Mathieu Valbuena continue de suivre de près l'actualité de l'Olympique de Marseille. Et le milieu offensif ne reste pas indifférent à la situation actuelle de son ancien club. Intervenant dans Top of the Foot, ce jeudi soir sur RMC, le joueur de l'Olympiacos a notamment pointé l'action du président Jacques-Henri Eyraud, en bonne partie responsable de la crise selon lui.

"Il a eu des propos très, très maladroits par rapport à l’Olympique de Marseille (sur l'OM 'des magouilles', ndlr) et je me suis reconnu dedans, vu mon histoire avec le club", déplore Valbuena. En adressant un bon tacle au dirigeant: "A un moment donné, pour être président d’Euro Disney, il n’y a pas de souci, mais pour être président de l’OM, il n’a pas les épaules."

"Dassier ne connaissait pas plus le football, mais au moins lui restait à sa place"

Globalement, l'ancien international considère que le président olympien n'a pas su entretenir le dialogue avec les amoureux du club. "Je vais juste réagir sur les propos qu’il a pu avoir en disant qu’il avait tendu la main aux supporters, qui ont dit non. Ça fait quatre mois que les supporters veulent parler avec lui, et il a décliné les invitations, assure Valbuena. Ce sont des sources sûres, j’ai encore de très bonnes relations avec des groupes de supporters. C’est vrai qu’il n’y a pas longtemps les supporters ont décliné ses vœux, mais parce qu’il y a une cassure. Quand le dialogue est rompu, et qu’il ne respecte pas l’institution, les supporters ne peuvent pas faire machine arrière."

Et de dresser un constat assez dur: "Qu’est-ce qu’il a fait depuis quatre ans et demi? Il a mis à genoux l’Olympique de Marseille, et c’est dur de le remettre à flot, regrette 'Petit Vélo'. (…) Les supporters ne demandent qu’à rêver, et lui ne les fait pas rêver. Avant de remettre en cause l’historique du club, il faut déjà balayer devant sa porte. Moi j’ai eu un président qui était Jean-Claude Dassier, qui ne connaissait pas plus le football que Jacques-Henri Eyraud, mais au moins lui restait à sa place. Et au final, même s’il a bénéficié du travail de Pape Diouf avant, il a été champion de France." 

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