RMC Sport

"Paris a fait une repetada-remontada!" Cataldo, président des Dodgers, chambre avant PSG-OM

Au micro de RMC Sport, Christian Cataldo, leader des Dodgers, groupe de supporters de l’Olympique de Marseille, s’est exprimé avec franchise et humour sur la crise vécue à Marseille il y a quelques semaines, mais aussi sur la désillusion du Paris Saint-Germain en Ligue des champions et bien sûr sur le choc PSG-OM de dimanche à 21h au Parc des Princes.

Le choc face au PSG

"Peut-être que les Parisiens vont avoir envie de se venger de leur élimination européenne mais nous on s’en fout ! Notre équipe ne peut faire qu’un bon match contre Paris. Tu perds, c’est normal ! Tu fais match nul, c’est ultra bien ! Tu gagnes, c’est magnifique ! On n’a rien à perdre. C’est plus tendu pour Paris que pour nous. Avec l’écart de qualité qu’il y a entre nous, il n’y a jamais de bons moments pour affronter le PSG. Mais c’est mieux de l’affronter maintenant qu’il y a deux mois."

Le chambrage, "c’est de bonne guerre"

"Quand on a perdu en finale de Ligue Europa, les Parisiens ne se sont pas privés de nous chambrer. C’est de bonne guerre. Nous, c’est normal, qu’on perde contre l’Atlético 3-0 parce que c’est une équipe qui n’est pas dans notre catégorie. Ce qu’ils ont fait, eux, c’est une "repetada-remontada" donc ça fait rire les Marseillais et toute l’Europe. Quand tu prétends vouloir gagner la Ligue des champions, que ça fait dix ans que tu essayes, que tu n’as pas dépassé les quarts de finale, je pense que ce n’est pas sérieux."

Une chance au Parc des Princes ?

"Quand tu sais que tu fais un match contre Paris et que tu as 90% de chances de ne pas gagner, c’est dur, et pas que pour les jeunes supporters. Car nous, à une époque, on ne connaissait pas la défaite contre Paris. Mais on est toujours là. On a failli battre le club à plusieurs reprises et à chaque fois il manque un petit peu. Quand les Parisiens jouent contre nous, c’est comme s’ils faisaient un match de Champions League. Ils peuvent se relâcher contre des Strasbourg, Reims, Amiens, mais contre nous, il n’y aura pas de relâchement parce que c’est interdit. Si on avait une grosse équipe et eux une moins forte, nos joueurs ne se relâcheraient pas."

La réunion "virile mais correcte" avec les joueurs

"Grâce à cette réunion, les personnes du club ont ouvert les yeux. Ils ont vu les gens qui étaient là pour l’Olympique de Marseille, nous les leaders de groupe. On s’est exprimé avec nos mots de supporters. Il n’y a pas eu d’insulte, ça a été franc et dur parfois. Comme on dit au rugby, ça a été viril mais correct. Le message est passé. Certains joueurs étaient à mille lieux de penser ce qu’on leur a mis sous les yeux. Ils se sont retrouvés face à des vrais supporters, qui suivent l’OM depuis des années et donnent tout pour ce club. Pas ceux qui viennent à la Commanderie et qui prennent des selfies avec eux. On leur a montré qu’on n’est pas des sanguinaires qui veulent taper sur eux pour le plaisir. Le seul regret qu’on a c’est que ça ne s’est pas fait avant."

L’ambiance est revenue au Vélodrome

"Tout a été remis en question et les victoires sont revenues. Contre Nice, c’était difficile. On a gagné qu’1-0 mais ça fait trois points en plus. En début de saison, on aurait perdu ce genre de match. C’est ce qui a changé. Ce petit truc ça vient peut-être des supporters aussi. Depuis la réunion qu’on a eue tous ensemble, il n’y a pas de cadres. Celui qui joue, c’est le meilleur à son poste à l’instant T. Si tu es moins bon qu’un autre, qui est derrière ou qui est plus jeune, tu ne joues pas c’est tout. Le collectif passe avant l’état d’esprit individuel. C’est pour ça que les résultats suivent et que l’ambiance est revenue depuis Saint-Etienne et Nice."

Propos recueillis par Florent Germain à Marseille