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Procès pour menaces de mort contre Eyraud reporté: le dossier a été égaré

Le président de l'OM avait vu son adresse personnelle dévoilée.

Le procès pour menaces de mort sur Twitter contre le président de l'Olympique de Marseille, Jacques-Henri Eyraud, a été reporté sine die car le dossier, comme d'autres de l'audience de vendredi, a été égaré, a expliqué la présidente du tribunal.

"C'est un cas assez rare, mais nous n'avons pas tous les dossiers", a regretté Céline Ballerini, parlant d'"un mauvais sketch. Ils étaient hier à l'audiencement, je l'ai ai vus ce midi encore, je crains que ce soit une erreur humaine".

"Mettre trois balles dans la tête" à "JHE"

"Je n'ai pas d'excuse valable à vous présenter, juste des excuses tout court", a-t-elle dit aux prévenus concernés, qui seront à nouveau cités à comparaître ultérieurement pour être jugés.

Parmi eux, Nassim H., étudiant de 22 ans, qui écrivait sous le pseudo de "Petit Bambou", devait comparaître pour "provocation non suivie d'effet à commettre un délit ou un crime".

Il avait notamment écrit le 15 janvier dernier qu'il fallait "mettre trois balles dans la tête" à "JHE".

"C'est une erreur de jeunesse"

Petit Bambou avait également révélé l'adresse du domicile marseillais d'Eyraud, assurant ensuite qu'il ne pensait même pas que c'était la bonne adresse.

"C'est une erreur de jeunesse, mais il a pris totalement conscience de son acte", explique à l'AFP son avocat, Frédéric Pourrière.

S'il encourt une peine maximale de cinq ans de prison et 45.000 euros d'amende, l'OM semble prêt à se montrer conciliant, surtout si des travaux d'intérêt général (TIG) étaient demandés.

"L'OM ira dans ce sens, assure à l'AFP Olivier Baratelli, avocat du club, tout en rappelant sa politique de fermeté: ni l'OM ni Jacques-Henri Eyraud ne laisseront passer la moindre infraction commise à leur égard".

"Ils seront impitoyables dans leurs poursuites des faits, a ajouté Me Baratelli, mais sauront apprécier au cas par cas le comportement ultérieur des délinquants, en sachant adapter leur demande de réparation".

L'OM entendait demander deux fois un euro symbolique de dédommagement, pour les menaces et la révélation de l'adresse, et également de demander à "Petit Bambou" 3000 euros au titre de la procédure pénale.

PK avec AFP