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PSG-Metz: Paris s’est vengé… et a (un peu) retrouvé le sourire

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Supérieur dans tous les secteurs de jeu, le Paris Saint-Germain a étrillé Metz ce samedi au Parc des Princes (5-0). A l’image d’un Verratti applaudi au moment de son remplacement et d’un Nkunku triomphant, le club de la capitale a montré sa capacité à rebondir, quatre jours après son élimination en Ligue des champions par le Real Madrid.

Mbappé a desserré les dents

Pas à la fête mardi soir face au Real Madrid, pas à la fête tout court depuis plusieurs semaines et notamment son choc face à Anthony Lopes à Lyon – puis un mauvais geste, lors de son retour à la compétition, en Coupe de la Ligue, contre Rennes et un carton rouge – Kylian Mbappé, qui évoluait dans l’axe au profit de l’absence sur suspension de Cavani, a fini par faire trembler les filets (45e+1), après de nombreuses pertes de balle et un face-à-face manqué avec Kawashima (42e). De quoi lui redonner le sourire, lui qui semblait l’avoir perdu ces derniers temps. Et de quoi améliorer sa fiche de stats, lui qui restait sur 1 but lors des huit derniers matches qu’il avait disputés avec la formation parisienne. Fiche que l’intéressé aurait pu (dû) soigner encore avec une meilleure finition devant le but (65e).

Nkunku, après-midi de gala

Si les choix d’Unai Emery portent ces derniers temps beaucoup à discussion, certains paris tentés par le technicien basque sont probants. Déjà aligné à ce poste une semaine plus tôt contre Troyes, à raison avec un but à la clé, Christopher Nkunku, habituel milieu de terrain, s’est vu une nouvelle fois décalé sur le côté gauche par son entraîneur. Avec bonheur, puisqu’il a tué tout suspense en inscrivant un doublé en 8 minutes (20e, 28e), aggravant l’ouverture du score de Meunier (5e), avant d’être relayé par Mbappé (45e+1). Si l’intéressé profite évidemment du turnover appliqué par Emery et ne devrait pas bousculer l’ordre établi, sa nouvelle prestation d’envergure, dans un match dominé de bout en bout, pourrait lui offrir un temps de jeu enfin conséquent d’ici la fin de saison.

Verratti s’est réhabilité

Il est sorti sous une standing ovation, remplacé à l’heure de jeu par Lo Celso (63e). Exclu mardi soir et coupable d’avoir précipité l’élimination des siens face au Real Madrid, Marco Verratti a livré une prestation XXL face à Metz, en délivrant notamment deux passes décisives, une pour Nkunku (20e) et l’autre pour Mbappé (45e+1). Si cela n’effacera pas sa sortie précipitée en C1 quatre jours plus tôt, la réaction du public a démontré qu’il lui avait déjà pardonné.

Draxler a assumé, Meunier s’est baladé

Après sa sortie peu appréciée en interne et très critique à l’égard de son entraîneur en marge de l’élimination du PSG en Ligue des champions, Julian Draxler, recadré par le directeur sportif Antero Henrique, était forcément attendu au tournant et il n’a pas déçu. Véritable dépositaire du jeu parisien samedi, le champion du monde allemand a donné le ton et initié de nombreux mouvements, comme celui amenant le deuxième but de Nkunku (28e). Il aurait pu compter une passe décisive à son compteur si Mbappé n’avait pas gâché (42e). Remplaçant comme Draxler mardi soir, Thomas Meunier a démontré qu’il méritait mieux qu’une place sur le banc dans sa lutte avec Daniel Alves. Le Belge a fait de son couloir son royaume et s’il l’a fait face à des Messins très vite démobilisés, il a joué juste et utile, ouvrant le score et manquant à deux reprises de peu de voir une de ses offrandes se traduire en but (30e, 58e, 75e).

Emery s’est fait siffler

Pas de fumigènes cette fois mais pas non plus de stade plein, alors qu’on annonçait un Parc à guichets fermés. Cela n’a pas empêché les supporters d’offrir un accueil chaleureux à leurs protégés. Jamais dans l’euphorie totale, mais dans une communion retrouvée, le spectacle offert sur la pelouse et les buts aidant bien évidemment au public de se mettre dans l’ambiance. Si les joueurs en ont profité, à l’image de Verratti, chaudement applaudi, ce n’a pas été le cas d’Unai Emery. L’entraîneur du PSG, de plus en plus proche de la sortie, a eu droit, lui, à des huées sévères de la part des tribunes au moment de l’annonce de son nom par le speaker du Parc. Si on en doutait encore, le divorce est bel et bien consommé entre le Basque et les supporters parisiens.

Metz n’a pas existé, hormis Kawashima

Une frappe de Dossevi contrée par Kimpembe sur la barre (11e) et c’est tout. Rien d’autre à signaler dans la case "occasions dangereuses". C’est dire si Metz, venu pourtant pour semer le trouble – sans beaucoup d’illusions certes mais quand même – au Parc des Princes, n’a jamais été en mesure de jouer le match avec les Parisiens. L’écart était évidemment trop grand entre les deux équipes, qui plus est quand l’une d’entre elles avait des choses à se faire pardonner devant son public. Débordé, vite privé du ballon et au bord de la noyade à chaque accélération parisienne, Metz repart du Parc des Princes avec les valises pleines. Elles auraient même pu déborder sans un excellent Kawashima, auteur de plusieurs parades, notamment devant Mbappé. Si les Grenats n’avaient certainement pas coché cette rencontre sur leur agenda dans leur quête d’une remontada de plus en plus utopique, il faudra surveiller les conséquences d’une telle déroute dans les matches à venir.

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A.D