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PSG : passion, force mentale et traînières… sur les traces d'Unai Emery au Pays basque

Unai Emery

Unai Emery - AFP

Unai Emery, l'entraîneur du PSG, est arrivé cet été avec pour mission de perpétuer la domination du club en France et de lui faire passer un cap au niveau européen. Mais qui est vraiment cet Espagnol de 44 ans, précédé d'une flatteuse réputation à Séville ? RMC Sport a enquêté au Pays basque, où il est né.

Recruté en juin dernier pour succéder à Laurent Blanc sur le banc du PSG, Unai Emery s'adapte au football hexagonal. L'ancien Sévillan tient à s'exprimer en français par exemple. Sa venue en France était peut-être écrite : c'est à Fontarrabie, petite ville du Pays basque de 16 000 habitants face à Hendaye, tout près de la frontière française, qu'Unai Emery a grandi.

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Une carrière modeste à l’origine de sa force mentale

Issus d'une famille de footballeurs (le grand-père et le père étaient gardiens), Unai et ses quatre frères ont baigné dans le monde du ballon rond. Pur Basque, l'actuel coach parisien rejoint la Real Sociedad à 14 ans. Il ne manque pas de qualités à l'époque, mais il tarde à percer. Manquant de confiance, trop altruiste, il doit attendre d'avoir 22 ans pour disputer une poignée de matchs avant de poursuivre sa route en deuxième division à Tolède, Ferrol et Leganès.

Cette carrière dans l'ombre est à la source du technicien qu'est devenu Unai Emery selon Mikel Etxarri, l’homme qui le forma à la Real Sociedad. « C’est un grand passionné de foot. La preuve, c’est qu’il a eu énormément d’expériences en tant que joueur dans des petites divisions. (...) Malgré son échec à la Real, il s’est battu pour continuer à jouer au foot. Je pense que mentalement, il s’est forgé une vraie force », assure ce dernier à RMC Sport.

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Comment il a transformé une équipe qu’on donnait perdue

En 2004, Unai Emery boucle sa carrière de joueur à Lorca, au troisième échelon national. L'équipe est à la dérive et ses dirigeants lui demandent de prendre du recul avec le terrain pour en devenir l'entraîneur. Résultat : Lorca monte en deuxième division après une victoire en play-off ! L'histoire est en marche. « C’est un grand motivateur. Il a acquis ce mental dans les épreuves qu’il a traversées dans sa jeunesse. S’il n’avait pas eu cette estime de lui, cette force, je pense qu’il n’aurait pas cet impact mental sur ses équipes », observe Mikel Etxarri.

Grand fan de "traînières" (aviron sur la mer, sport d'équipe très populaire au Pays basque), Unai Emery en a tiré des principes qu'il applique au football. « Si tu rames à contretemps, ça ne fonctionnera jamais. Il faut être réglé comme du papier à musique pour être performant. (...) Si tu ne penses pas collectif, tu ne peux gagner », explique Alvi Bautista, un ami d’Unai Emery. Elle est loin, l’époque des failles mentales.

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« Le PSG est un très bon tremplin pour lui »

Alex Arrieta, meilleur ami de l'ex-entraîneur du FC Séville et qui a joué avec lui en jeunes à Fontarrabie, ne tarit pas d'éloges à son sujet : « Il est resté proche de ses amis. Il nous appelle souvent quand il a une question. Quand il vient nous voir, il passe voir tout le monde. Il nous parle du village, de la vie ici, des courses de traînières, comme s’il n’était jamais parti ».

Les débuts en dents de scie du PSG version Emery (deux victoires, un nul et une défaite en quatre journées de L1) n’inquiètent pas outre-mesure au Pays basque. Selon Mikel Etxarri, Unai Emery aurait pu prendre un autre chemin que celui de Paris cet été. « Il avait des offres en Italie et un bon club anglais. Mais une semaine avant que ça sorte dans la presse, je savais qu’il allait à Paris », développe-t-il, avant de conclure : « Le PSG est un très bon tremplin pour lui. (...) Il va se sentir bien à Paris et il a un club qui peut lui permettre de franchir un cap. Il est très content à Paris ».

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N.B avec N.P