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Rennes : Montanier pas certain de garder Ntep

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Attraction de la saison à Rennes, Paul-George Ntep (22 ans) a vu sa belle année récompensée d’une première convocation en équipe de France A. Interrogé sur le cas de son ailier gauche ce lundi matin, le coach breton Philippe Montanier a admis n’être pas sûr de le conserver.

Ses cuisses de feu assorties d’une personnalité (très) affirmée l’ont élevé au rang de « gueule » de la Ligue 1 cette saison. Neuf buts et 6 passes décisives en 35 matches de championnat attestent de son efficacité balle au pied. Ses interventions médiatiques, le plus souvent dénuées de l’habituelle tiédeur propre au milieu, montrent que le garçon sait ce qu’il vaut. Le potentiel du natif de Douala a séduit jusqu’au sélectionneur des Bleus Didier Deschamps qui l’a convoqué pour les matches face à la Belgique, le 7 juin (21h00 au Stade de France), et l'Albanie, le 13 juin (18h00, à Elbasan).

Montanier : « On connait le foot moderne »

Agé de 22 ans, son contrat avec le Stade Rennais s’étire jusqu’en 2017. Si le joueur n’attise pas les braises d’un départ dès cet été, son dossier va forcément animer les réunions des cellules recrutement de grosses écuries européennes. « On souhaite qu’il reste, a commenté son coach Philippe Montanier ce lundi en conférence de presse. Forcément, nos bons joueurs on veut les conserver. Lui n’a pas de velléité de partir à tout prix non plus, après on connait le foot moderne, on sait comment ça peut aussi se passer. » Un discours réaliste au sujet d’un joueur dont les caractéristiques (vitesse, explosivité) invitent naturellement à un intérêt de la Premier League.

Liverpool, Tottenham et le Bayern sur les rangs

Liverpool, qui pourrait perdre Raheem Sterling, est une piste évoquée, Tottenham également. Outre-Rhin, un Bayern aux ailes vieillissantes a envoyé des émissaires observer de près le phénomène ces dernières semaines. La France ? Le nom du PSG lui était régulièrement associé lors du mercato hivernal, mais le club de la capitale semble cibler des pistes plus prestigieuses. Pour les autres, le « rêve Ntep », acheté autour de 6 millions à Auxerre en janvier 2014, ne se réalisera pas à moins d’une offre à deux chiffres. Et qui peut se le permettre aujourd’hui ?

la rédaction