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Rennes: "Nos relations n'étaient pas toujours harmonieuses", reconnaît Stéphan sur Létang

Après le match nul 0-0 concédé ce samedi par le Stade Rennais contre Brest, lors de la 24e journée de Ligue 1, Julien Stéphan estime que "l'esprit de compétition" de son groupe surmonte l'agitation suscitée par l'éviction du président délégué Olivier Létang. L'entraîneur breton assure par ailleurs qu'il "ne peut pas oublier" ce qu'il doit à son ex-dirigeant.

Julien Stéphan veut faire abstraction de l'agitation en coulisses. L'entraîneur breton a vu son équipe du Stade Rennais être neutralisée par le Stade Brestois (0-0), ce samedi soir lors du multiplex de la 24e journée de Ligue 1. Un résultat qui survient au lendemain de l'éviction du président délégué Olivier Létang. Pour le coach de 39 ans, malgré quelques velléités à l'entraînement ayant suivi l'annonce faite devant le groupe, cette décision prise par François-Henri Pinault n'a pas généré de troubles sur l'aspect sportif.

"Je sais le groupe extrêmement compétiteur. On a des échéances, que ce soit en championnat ou en Coupe de France, qui sont très excitantes pour nous. (...) L'esprit de compétition prend le dessus sur tout", a-t-il estimé en conférence de presse.

"C'est une décision de l'actionnaire"

Invité à donner son point de vue sur ce départ, Julien Stéphan s'est montré diplomate en le remerciant de lui avoir confié le banc de touche en décembre 2018, tout en reconnaissant qu'il y avait un peu de friture sur la ligne avec Olivier Létang: "C'est une décision de l'actionnaire. C'est lui qui impulse la politique générale du club. On respecte ça. Moi, ce n'était un secret pour personne que nos relations n'étaient pas toujours harmonieuses. Pour autant, je ne peux pas oublier que c'est lui qui m'a donné la possibilité de me retrouver à ce poste-là. Maintenant, on est obligés de regarder vers l'avant. (...) Moi, je suis un simple entraîneur et donc je dois me focaliser sur le terrain et sur les objectifs qu'on essaie de remplir".

"Je ne sais pas s'il y a un bon timing pour ça", a ajouté Julien Stéphan, quant au fait que cette mise à l'écart survienne en février, alors que l'équipe se trouve à la troisième place du classement de Ligue 1. "Il faut simplement faire confiance à l'actionnaire sur le timing. Nous, on ne peut que se concentrer sur le terrain et on ne veut que se concentrer sur le terrain", a-t-il ajouté, assurant que ce chamboulement ne "changera rien" à sa manière de travailler. "Moi, je suis un entraîneur, donc il ne faut pas m'accorder le pouvoir que je n'ai pas. Je m'occupe de l'entraînement, de la compétition et de l'équipe professionnelle", a-t-il conclu à ce sujet.

JA avec PYL