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Rony Lopes plante encore, Monaco ne déraille pas

Au terme d’un match qu’il aura très vite géré, l’AS Monaco a dominé Strasbourg (1-3) en ouverture de la 29e journée de Ligue 1. Le club de la Principauté, porté par un Rony Lopes efficace et un réalisme clinique, compte désormais sept points d’avance et met la pression sur l’OM, en déplacement à Toulouse dimanche soir, dans la lutte pour la 2e place.

On n’arrête plus Rony Lopes

On lui a demandé, ce vendredi sur RMC dans Larqué Foot, s’il rêvait d’une carrière à la Bernardo Silva, qui brille de mille feux à Manchester City après avoir fait ses classes de façon remarquable avec l’AS Monaco. Et il a répondu, toute en sincérité, qu’un éventuel retour à Manchester City, qu’il a fréquenté jeune, ne lui déplairait pas. Ce n’est pas le genre de prestation qu’il a fourni ce vendredi soir qui va l’écarter d’un tel rêve.

Ce vendredi soir, Rony Lopes a inscrit son 7e but lors des 8 dernières journées de championnat (21e) et celui-ci compte double presque, puisqu’il a permis à l’ASM d’éteindre le début de révolte soulevé par les Strasbourgeois en égalisant deux minutes avant, par Bahoken (19e). Le voilà désormais à 9 réalisations en championnat, soit un peu plus du double de la saison passée.

Avec lui et un Jovetic qui a encore prouvé qu’il valait mieux qu’un rôle de joker de luxe derrière Falcao en ouvrant le score, Monaco, fort d’un réalisme clinique sur cette rencontre (trois frappes, trois buts), et invaincu depuis 14 matchs en championnat, a de quoi protéger sa 2e place sans trembler d’ici la fin de l’exercice. Et Falcao n’est même pas entré en jeu…

Sidibé-Lemar, les bons points avant la liste

Certes, la prochaine fenêtre internationale n’est pas pour tout de suite. La Colombie et la Russie ne s’inviteront qu’en toute fin de mois dans le calendrier des Bleus, le 23 pour le premier et le 27 mars pour le second match. Mais il ne s’agirait pas de perdre de temps au moment où Didier Deschamps doit commencer à éplucher sa prochaine liste.

Toujours aussi irrésistible sur son flanc droit, Djibril Sidibé a encore livré une prestation… internationale, ponctuée d’un centre à l’origine de l’ouverture du score de Jovetic (5e) et d’une implication directe sur le deuxième (c’est qui décale Baldé dans la surface sur le but de Rony Lopes, 21e), avant de céder sa place à Almamy Touré (63e), visiblement touché aux adducteurs.

Quant à Thomas Lemar, il a toujours été juste dans ses choix et a fait briller ses partenaires dans son nouveau rôle de distributeur. Il a manqué d’un rien d’être passeur décisif sur une tête de Jovetic sur le poteau (57e). Lui aussi a marqué des points… mais il a quitté la pelouse en boîtant.

Strasbourg, l’esprit était là, mais pas les buts ni la pelouse

"C’est compliqué de jouer au football. On s’est procuré de belles occasions. On essaie de s’adapter comme on peut". Touché au genou et contraint au remplacement, Jonas Martin, au micro de Canal +, a déblayé en quelques mots un des faits importants de la rencontre, la qualité de la pelouse de la Meinau, boueuse, grasse et abîmée sur sa partie inférieure (moitié de terrain vers les bancs de touche).

Evidemment, ce n’est pas l’une des seules raisons de la défaite alsacienne, qui aura tenu le ballon en seconde période face à des Monégasques en gestion – et qui auront attendu la 90e+3 pour cadrer leur premier tir en seconde période), mais sans parvenir à emballer la rencontre ni à faire plier l’ASM, à l’image du remuant Bahoken (77e), de Grimm (73e), Corgnet (82e), volontaires mais imprécis dans la surface de vérité ou encore Blayac (90e+2).

Imprécis devant, parfois absent derrière, à l’image du manque d’autorité dans la surface sur le but de Lopes, malchanceux aussi avec la sortie prématurée sur blessure (genou) de son métronome Jonas Martin ou de son latéral droit Kenny Lala (82e), deux cadres importants dans l’optique du maintien, le Racing enquille un cinquième match sans victoire toutes compétitions confondues. Quinzième, Strasbourg sera sous pression tout au long du week-end.

A.D