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Saint-Etienne: "Je n'écoute pas ce qu'il se dit", assure Puel avant le derby contre l'OL

Alors que l'ASSE est lanterne rouge de Ligue 1 avant le derby contre l'OL dimanche soir, son entraîneur Claude Puel est forcément sous pression. Mais ce vendredi, le technicien s'est voulu serein en conférence de presse. En insinuant tout de même que certains aimeraient le voir échouer.

Claude Puel sera-t-il éjecté du banc de l'AS Saint-Etienne en cas de défaite contre l'OL dimanche soir? A deux jours du derby, et alors que les Verts sont derniers de Ligue 1, c'est la question que beaucoup se posent. Pourtant, ce vendredi en conférence de presse, le technicien stéphanois s'est voulu très calme au moment d'évoquer son avenir.

"Moi, je vis ces périodes toujours avec la même détermination, en essayant toujours d’accompagner mes joueurs et de leur faire passer un cap, pour retrouver une certaine fraîcheur d’esprit, pour se lâcher, a d'abord expliqué l'entraîneur de l'ASSE. Je suis complètement concentré sur ma tâche. (...) Est-ce que c'est ma période la plus difficile ici? Non, l’année dernière quand on a connu cette série de défaites c’était très difficile aussi. On passe par des moments qui sont très difficiles dans un club, mais il ne faut pas lâcher."

"Vous en savez quelque chose de mon avenir?"

Reste qu'en cas de contre-performance dimanche, de neuvième match sans victoire en neuf journées de championnat, la position de Puel sera plus fragile que jamais. Mais ne lui parlez surtout pas de duel déterminant... "Vous en savez quelque chose de mon avenir? Il reste 29 matchs derrière. 29 matchs, a fait remarquer le coach, d'un coup plus véhément. On se prépare pour un marathon, pour remonter au classement et prendre des points match après match. Le derby est un match à part, il est très important pour les supporters, pour nous, je veux que mon équipe l’aborde avec détermination, même si Lyon est favori."

Quant à sa démission demandée par certains supporters lors du dernier match à Geoffroy-Guichard, Puel n'en fait pas non plus une formalité. "Ça fait un petit moment que je bourlingue, j’ai vécu des choses et d’autres dans différents clubs, dit-il. Quand on a une certaine expérience on se concentre sur l’essentiel, et l’essentiel c’est d’être près de son groupe, et d’être actif pour bien préparer le match suivant. Il n’y a pas d’autre option pour moi que d’être concentré sur mon sujet, je n’écoute pas ce qu’il se dit. Mais je n’ai même pas besoin d’avoir cette carapace, c’est juste une déontologie, une manière de travailler."

Bouanga? "Il y a beaucoup de fake news"

Lancé ensuite sur ses rapports avec son vestiaire, et sur le petit clash avec Denis Bouanga contre Nice, Puel a tenu à rétablir ses vérités: "Qui vous a dit qu’il n’est pas content? Il ne faut pas croire tout ce qu’on vous dit, il y a beaucoup de fake news écrites, comme d’habitude. Qu’il n’ait pas été content, oui sûrement, après dans un club le moindre petit truc tiré en épingle, c’est coutumier. Alors qu’en fait ça passe complètement inaperçu pour nous. Denis était très bien cette semaine. L’importance qu’on veut donner à ceci dépasse son importance réelle, on veut essayer de disperser ou de mettre des insinuations partout. Mais dans tous les clubs des joueurs ne sont pas contents. L’autre jour Messi n’était pas content de sortir à Paris, mais ce sont des petites péripéties, pas importantes."

Des fuites, aussi, qui font penser à Puel que certains, au club ou autour, voudraient le voir échouer. "Certaines personnes peuvent avoir un certain intérêt à ça, oui, mais je ne veux pas verser dans le complotisme, glisse-t-il. L’important c’est de rester concentrés sur nous-mêmes."

C.C. avec E.J.