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Sanson: "Pourquoi j'ai choisi l’OM"

Morgan Sanson

Morgan Sanson - AFP

EXCLU RMC SPORT. Présenté mercredi comme un nouveau joueur de l’OM, Morgan Sanson était l’invité de Team Duga, ce jeudi sur RMC. S’il sait que la pression sera forte, le milieu de terrain de 22 ans l’aborde comme une motivation supplémentaire et ne cache pas sa fierté de porter le maillot marseillais.

Morgan, il doit y avoir beaucoup d’effervescence depuis votre signature à l’OM…

Forcément je la ressens, après je reste le même. C’est tout autour de moi que je ressens cette effervescence, cette ferveur, tous les messages que je reçois. Maintenant je suis focalisé sur le terrain, c’est ça qui va parler. Ça change, mais je m’y étais préparé.

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Pourquoi avoir choisi l’OM ?

J’avais d’autres contacts, notamment Monaco, la Roma ou un intérêt de Dortmund. Mais je suis jeune et je pense que j’ai encore une marche à franchir en France. Beaucoup de jeunes joueurs sont partis à l’étranger et sont revenus peu de temps après. C’est sûr que ça a été une réflexion. Le choix de Marseille s’est fait naturellement. J’ai eu le coach et les dirigeants au téléphone et tout ça a fait que j’ai senti que c’était là-bas que je voulais aller pour ma progression.

Pourquoi Marseille plus que Monaco ?

J’ai eu le coach et le feeling est vraiment bien passé. C’était important pour moi d’avoir ce feeling avec le coach avec lequel j’allais travailler. Même chez les dirigeants, j’ai senti une grande ambition. Je suis quelqu’un d’ambitieux, j’ai besoin de passer des caps et toutes ces choses-là ont joué dans ma décision. Et ce qui est revenu aussi souvent, c’est ce stade, cette ambiance. J’avais vraiment envie de connaître ça et de pouvoir dire un jour que j’ai été joueur de l’OM avec tout ce public. On fait du foot pour ça et c’est aussi pour ça que j’ai choisi Marseille.

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Les dirigeants vous ont-ils donné des garanties sur l’effectif qu’ils souhaitaient construire ?

Non, pas forcément. Ils m’ont dit que c’est sûr que je n’allais pas être la seule recrue. Ils ont beaucoup d’ambitions et ils vont recruter beaucoup de joueurs, je pense, sûrement lors du mercato d’été. Ils vont faire un peu d’ajustement pour le mercato hivernal, mais je suis vraiment serein pour l’avenir. Ils ont vraiment envie de jouer les sommets de L1 dès la saison prochaine et être le plus rapidement possible en Ligue des champions et redevenir important au niveau européen.

A quel poste devriez-vous évoluer ?

Ça a été une des discussions avec le coach. Il sait que je suis plus à l’aise dans le cœur du jeu et c’est là où il veut m’utiliser, dans les deux « six » ou les numéros huit plus haut. Je me sens utile à ce poste car beaucoup de ballons passent par moi. Quand suis sur le côté, je me sens un peu inutile et pas vraiment à l’aise. Je peux faire le travail, même défensivement, mais là où je prends le plus de plaisir et où je me sens le plus influent pour l’équipe, c’est dans le milieu de terrain.

Pensez-vous que vous serez titulaire dès dimanche contre Lyon ?

Je ne sais pas, ça va être une décision importante pour le coach. Si on fait appel à moi, je répondrai présent et j’espère qu’on fera appel à moi parce que j’ai envie de jouer, surtout pour ce sommet contre Lyon. J’accepterai chaque décision qui sera prise.

Vous arrivez dans un environnement spécial. Comment imaginez-vous vivre cela ?

Je suis quelqu’un qui ne lit pas trop la presse, qui ne porte pas trop attention à ce qui peut se dire sur moi, même quand ça se passe bien. C’est ce que je vais continuer à faire ici, encore plus maintenant. Ma famille, je leur ai dit que c’était un autre monde, une autre dimension, qu’ils allaient sûrement voir des choses pas très positives sur moi. Je n’ai pas envie que ça les affecte parce que ça m’affectera forcément. On a eu une discussion avec toute la famille pour se protéger par rapport à tout ça. Moi, je suis préparé à tout ça. C’est ce qui me fera passer un cap et progresser pour les prochaines années. Réussir à Marseille, aux yeux du monde, c’est quand même quelque chose et ça ouvre des portes partout. Je pense que j’avais besoin d’un contexte et d’un club comme ça pour progresser.

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Avez-vous besoin d’une certaine pression ?

J’ai le sentiment que c’est ce qui me fera progresser. Avant ma dernière blessure (rupture des ligaments croisés en avril 2015, ndlr), j’avais déjà beaucoup de caractère, de mental, mais ça les a décuplés. C’est vraiment ce que je voulais en venant ici, avoir du monde derrière moi, se sentir poussé. Ça permet de se surpasser. Il n’y a rien de pire pour un footballeur que de vivre une blessure, mais il n’y a rien de mieux aussi pour se forger un mental et un caractère. Quand tu dois travailler six ou sept heures par jour et que quand tu reviens à l’entraînement tu bosses une heure et demie, tu te dis qu’il y a un problème. Tous les jours maintenant, je travaille plus que les autres.

Propos recueillis par Mohamed Bouhafsi