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Souleymane Diawara passe devant le tribunal pour une affaire d'extorsion

Souleymane Diawara, avec le maillot de l'OM.

Souleymane Diawara, avec le maillot de l'OM. - AFP

L’ancien défenseur de l’OM Souleymane Diawara comparaît ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Digne-les-Bains dans une affaire d’extorsion datant de 2015, concernant un coup de pression après l’achat d’une voiture de 50.000 euros en liquide.

En 2015, l’affaire avait valu une détention de plus de deux mois en prison pour Souleymane Diawara. L'ancien joueur de l'OM, Bordeaux ou Nice comparaît ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Digne-les-Bains pour "complicité d’extorsion et tentative d’extorsion". Avec son frère Adama et quatre complices présumés.

Une pression sur un vendeur de voitures de luxe

Selon l’enquête, le contentieux reposait sur l’achat d’un véhicule de 48.900 euros en liquide. Cinq personnes, dont le frère du joueur se sont ainsi rendus à Reillanne (Alpes-de-Haute-Provence), au domicile d’un vendeur de voitures de luxe avec lequel l’ancien joueur de l’OM (double champion de France en 2009 avec Bordeaux et Marseille un an plus tard) avait un litige depuis plusieurs années.

En présence de son épouse et de ses deux fillettes, les cinq complices avaient réclamé au vendeur 50.000 euros. Le frère du défenseur avait mis le haut-parleur de son téléphone portable connecté à celui du joueur, qui donnait des instructions à distance.

Diawara "à l'origine des infractions"

La juge d'instruction a estimé que "Souleymane Diawara (était) à l'origine de la commission des infractions. C'est lui qui était en conflit avec (le vendeur d'automobiles) et c'est lui qui voulait récupérer son argent. C'est sur son désir et ses indications que la 'descente' a été organisée".

A l'époque des faits, Souleymane Diawara était passé de l'OM à l'OGC Nice. Il avait fait intervenir un ami policier pour obtenir l'adresse de la victime. Il a reconnu avoir dit à son frère: "Tu ne pars pas de la maison tant qu'il ne t'as pas remis les clés" de la voiture.

Deux versions contradictoires

"Bien que Souleymane Diawara indique avoir affaire à un escroc, conclut la juge d'instruction, il convient tout de même de noter qu'il a payé en cash la somme de 50.000 euros pour l'achat d'une voiture et qu'il n'a pas déposé plainte pour récupérer son argent".

Les cinq hommes étaient repartis au volant d'un véhicule BMW pris "en gage", avec la promesse de le restituer une fois versés 10 000 euros avant le 10 avril 2015. Faute de quoi, a soutenu la victime, la menace lui a été faite de lui "envoyer des méchants".

Il a raconté avoir été "violemment bousculé" lorsqu'il a ouvert sa porte aux intrus qui menaçaient de la casser pour entrer, ce qu'a contesté Adama Diawara. Selon les mis en examen, la rencontre s'était déroulée sans violence, paisiblement et avait abouti un accord au sujet de la BMW.

FP avec AFP