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Un plan Leproux à l'OM? Rien à voir, assure l'ancien président du PSG

Dans une interview à L'Equipe, l'ancien président du PSG Robin Leproux, qui avait "pacifié" les tribunes du Parc des Princes, estime que le conflit actuel entre la direction de l'OM et les supporters n'a rien à voir avec la situation à Paris à la fin des années 2000.

"Je ne veux pas commenter ce qui se passe à Marseille, coupe-t-il. Cela me gêne de voir mon nom accolé à cette nouvelle affaire de supporters." Dix ans après son départ du PSG, l'ancien président du club parisien Robin Leproux (2009-2011), célèbre pour son plan de "pacification" - selon ses dires - des tribunes du Parc des Princes, dit regretter dans une interview à L'Equipe que la gestion du conflit actuel entre la direction de l'OM et les supporters phocéens soit comparée à son action.

Pour rappel, plusieurs associations de supporters marseillais, suite aux incidents de la Commanderie, ont dernièrement reçu de la part du club une mise en demeure les menaçant de rompre la convention sur les abonnements, et donc de les chasser du stade Vélodrome. De quoi parler d'un plan Leproux à la sauce olympienne? Absolument pas, selon l'ancien dirigeant.

"On était devenu un club raciste et violent"

"Il n'y a rien de comparable, lance-t-il. J'ai été confronté à une haine funeste et létale entre les virages Boulogne et Auteuil, et j'avais la responsabilité d'un club dans lequel il y a eu deux morts en trois ans. On était devenu un club raciste et violent, on ne pouvait même plus déplacer de supporters à l'extérieur, et je me souviens même qu'Antoine Kombouaré avait du mal à trouver des matchs de préparation parce que tous les clubs avaient peur de nous. Je devais trouver une solution pour pacifier le Parc des Princes, qui a été le placement aléatoire des supporters à Boulogne et Auteuil. Et je n'ai pas viré les ultras, j'ai juste suspendu leur abonnement pendant quatre mois."

Reste que pendant des années, les ultras du PSG, même non-violents, ont quasiment disparu des tribunes. Mais avec du recul, Leproux assure ne pas avoir eu le choix. "Ce que j'ai fait au PSG n'est pas un fardeau, se défend-il, parce que le Qatar n'aurait sans doute pas racheté le club si nous n'avions pas pacifié les tribunes."

C.C.