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Granturco au secours du GF38

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Depuis cinq ans que la société japonaise Index a repris Grenoble, les caisses se sont vidées. Thierry Granturco, un ex-pensionnaire du centre de formation de l’OL et depuis vingt ans avocat à Bruxelles, a proposé un projet de reprise du club. Il a les poches pleines et des idées pour sauver le club. C’est « par passion » qu’il revient vivre dans sa région de naissance. Entretien.

Vous avez déposé un projet de reprise. Ou en est-on?
C’est encore loin d’être finalisé. Il faut encore une quinzaine de jours. On est tout près de signer les actes avec les Japonais d’Index. J’espère qu’on pourra mettre les dernières virgules bientôt. Les discussions trainent un peu plus avec les collectivités locales. Si ça peut se finaliser début janvier, ça me parait un délai raisonnable.

Comment allez-vous parvenir à sortir le club de cette crise financière et sportive ?
Il y a une urgence, sauver le club financièrement. Les caisses sont dramatiquement vides. L’objectif à très court terme, c’est de rentrer au capital du club, de faire une injection de cash, de permettre au club de survivre au jour le jour jusqu’à la fin de la saison. Et aussi injecter de l’argent dans le mercato pour renforcer l’effectif et sauver la saison de Ligue 2. A moyen terme, il faut stabiliser le club et viser la Ligue 1 dans trois à cinq ans.

Il manque entre cinq et six millions aux caisses du club. Allez-vous combler ce vide ?
Je pense que cette somme sera demandée à Index. Dans l’hypothèse d’une reprise, la DNCG aurait certainement des exigences différentes. L’objectif est d’injecter très vite, avant la fin de l’année, 2,5 M€ puis 3,5 M€ avant la fin de la saison. Mais je ne peux pas trop dévoiler le montage financier.

Quel est votre moteur ?
Il faut de la passion et de la témérité. Quand on lance une entreprise commerciale, on peut voir le côté noir de l’aventure comme le côté positif. Moi, c’est ça que je veux voir.

Quels changements dans le domaine sportif peut-on attendre ?
J’ai un réseau, vous le connaîtrez sous très peu. Pour le staff en place, je n’ai pas pu leur parler à ce jour puisque les négociations sont toujours en cours. Mais Yvon Pouliquen aurait toujours sa place dans l’organigramme.