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Gress : « J’ai rarement été aussi mal à l’aise »

L'entraîneur alsacien a perdu son sourire après la claque reçue à Istres (6-1), samedi au premier tour de la Coupe de la Ligue.

L'entraîneur alsacien a perdu son sourire après la claque reçue à Istres (6-1), samedi au premier tour de la Coupe de la Ligue. - -

Au lendemain de la gifle reçue en Coupe de la Ligue à Istres (6-1), l’entraîneur strasbourgeois Gilbert Gress s’inquiète et réclame d’urgence au moins deux renforts offensifs.

Gilbert Gress, on imagine que vous avez passé une mauvaise soirée du côté d’Istres…
On peut le dire. On a vu une très bonne équipe d’Istres et une équipe de Strasbourg complètement à côté de ses chaussures.

Comment expliquez-vous cette première en compétition officielle complètement ratée ?
Je voudrais avant tout dire que nous avons perdu à l’intersaison trois joueurs, Cohade, Traoré et Fanchone, qui ont à eux trois marqué trente buts la saison passée et n’ont pas été remplacés à ce jour. On attend toujours qu’au moins deux joueurs offensifs viennent nous renforcer. Mais ça n’excuse pas tout et j’ai rarement été aussi mal à l’aise sur un banc. On était inexistant défensivement et j’ai de la peine à comprendre le comportement de certains de mes joueurs.

A une semaine de la reprise, Strasbourg ne peut s’en sortir que par le recrutement ?
Oui et ça fait un moment que je le dis. Toute proportion gardée, si Barcelone perd Iñesta, Henry et Messi, sans qu’ils soient remplacés, ce n’est plus le même visage. On devra donc obligatoirement remplacer au moins deux de ces trois joueurs. Il faut plus de talent et de présence dans les 16 mètres.

Avez-vous des pistes ?
Oui, mais Strasbourg n’a pas trop moyens. C’est ça le problème.

Vous attendiez-vous à rencontrer autant de problèmes en revenant ?
Je savais que ce serait un challenge très difficile. C’est la troisième fois que je reviens à Strasbourg en tant qu’entraîneur. Je sais que l’attente du public est énorme, ce qui complique encore plus ma tâche parce que, pour les supporters, c’est le montée en L1 dès l’année prochaine et pourquoi pas le titre dès la saison suivante, comment en 1979. Mais, sincèrement, je ne pensais pas que ce serait aussi dur que ça.

Pensez-vous que le Racing puisse viser la L1 ?
A l’heure actuelle, non. Je reste ambitieux car j’ai suffisamment rapproché à ce club de manquer de compétences et d’ambitions. Mais je suis aussi réaliste et s’il n’y a pas au moins un ou deux renforts sur le plan offensif dans les prochaines heures, nous aurons beaucoup de mal à viser la montée.

Votre constat est dur…
Je vais vous citer un exemple. On était ce matin (dimanche) au stade pour recevoir nos supporters malgré la défaite de la veille. Et bien un joueur n’est pas venu parce qu’il ne s’était pas réveillé, comme un autre il y a quelques jours. Dans toute ma carrière, j’ai rarement vu ça et ça se produit deux fois en trois jours. Tout ça manque de professionnalisme.

La rédaction-Mercato Show