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La France s’en tire bien

Les Tricolores ont mal débuté l'Euro 2010 en Autriche.

Les Tricolores ont mal débuté l'Euro 2010 en Autriche. - -

Pour son entrée en lice dans l’Euro 2010, l’équipe de France a concédé le nul face à la Hongrie (29-29). Une contre-performance à vite oublier dès mercredi face à la République Tchèque.

Dans la salle surchauffée de Wiener Neustadt en Autriche, les Experts ont confirmé la tendance dégagée du Tournois de Bercy… Malmenés et tenus en échec par la Hongrie 29-29, les Tricolores n’ont pas encore retrouvé le niveau qui leur avait permis de remporter les JO de Pékin et les Championnats du Monde 2009 en Croatie.

Malgré une entame de match correcte, les hommes de Claude Onesta ne maitrisent pas leur sujet. En face l’équipe hongroise, emmenée par un excellent Ivancisk est en réussite mais n’arrive pas à prendre les rennes du tableau d’affichage. En effet, avec un solide Karabatic (5 buts en première mi-temps), un efficace Narcisse (3 buts) et un opportuniste Fernandez, les Bleus rentrent aux vestiaires à égalité de points avec les Magyars (16-16).

Karabtic sonne la révolte

Après la pause, les Hongrois, poussés par le public autrichien, prennent l’avantage et le doute s’installe chez les coéquipiers de Luc Abalo toujours aussi précieux en attaque. Une fois n’est pas coutumes, Thierry Omeyer passe à côté de son match dans la cage, Mickael Guigou si adroit habituellement pèche dans la finition face à l’imposant gardien Fazekas et Claude Onesta a eu du mal à trouver les solutions face à une équipe hongroise bien préparée. Au-delà des performances individuelles, c’est toute la défense des français qui souffre pendant la seconde période. Jamais lors du sacre mondial en Croatie, les Bleus n’avaient encaissé autant de buts au cours d’un même match. Fébriles, inconstants, les Experts semblent perdre leurs moyens au fur et à mesure que l’horloge tourne. A tel point que les Hongrois, sous l’impulsion d’Ilyes, mènent de 3 buts à quatre minutes du coup de sifflet final. Mais comme bien souvent, c’est l’inévitable Nicolas Karabatic qui sonne la révolte. Le joueur de Montpellier prend ses responsabilités en compagnie de Jérôme Fernandez, auteur d’un but aussi décisif que somptueux à une minute de la fin. Et c’est dans la douleur que l’équipe de France arrache le nul face à une modeste mais volontaire équipe hongroise. Cependant, cette contre performance surprise des Bleus peut être effacée, dès mercredi, face à la République tchèque, étrillée par l’Espagne (37-25) lors du premier match de la poule.

La rédaction