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Lens sauve les meubles et reste en Ligue 2

Gervais Martel

Gervais Martel - AFP

Après une saison de galères et une inquiétude grandissante de ces dernières semaines, le RC Lens a finalement sauvé sa tête. Son passage devant la DNCG ce mardi a convaincu : le club nordiste est maintenu en Ligue 2 et évite la relégation pour motif financier.

Il n’y aura finalement pas de fin tragique à l’histoire de Lens. Après une saison d’inquiétude et de voyages de Gervais Martel à Bakou pour convaincre Hafiz Mammadov de verser les millions d’euros promis, le club nordiste a réussi son passage devant la Direction nationale de contrôle et de gestion (DNCG) ce mardi et évite donc la relégation pour raisons financières. C’est le maire de la ville qui l’a confirmé en conseil municipal extraordinaire, durant lequel il était question du loyer du Stade Bollaert.

Relégués sportivement à l’issue de la saison écoulée, les Lensois démarreront bien la suivante en Ligue 2. « C’est une belle chose, se réjouit Frank Leboeuf, membre de la Dream Team RMC Sport. On voit Strasbourg galérer pour remonter… C’est une vraie ville de foot et on ne peut pas souhaiter la même chose à Lens. Espérons qu’ils arrivent à faire une belle saison l’année prochaine, même s’ils ne peuvent pas recruter comme ils le souhaitaient. »

Un recrutement limité et des salaires encadrés

C’est là que le bât blesse pour les Sang et Or : il leur est interdit de recruter à titre onéreux et la masse salariale du club sera encadrée, signe que la situation financière est loin d’être idyllique. Mais l’an dernier, dans des conditions similaires, les joueurs lensois avaient montré de belles choses, même s’ils n’étaient pas parvenus à éviter la descente. Et c’est presque un moindre mal pour un club auquel beaucoup prédisaient le pire, Richard Olivier, président écarté de la DNCG, en tête. A force de piques médiatiques, Gervais Martel avait fini par renoncer à répondre aux journalistes.

Mais tout n’est pas réglé pour autant. Usé par une saison catastrophique sur tous les plans, Antoine Kombouaré, auquel il reste un an de contrat, pourrait pourtant rester, contre toute attente. L’entrainement reprendra jeudi, avec ou sans lui. Et après tout, l’an dernier, Lens avait entamé sa reprise sans son entraineur, l’ancien coach parisien souhaitant manifester son agacement concernant la situation du club par son absence. Reste à savoir si Hafiz Mammadov restera au club, avec ou sans ses promesses de millions. Une chose est sûre : fini la Licorne d’Amiens, le Stade Bollaert sera fin prêt et livré, en partie, en juillet, avec une jauge de 28 000 places.

A.Bo avec J.Bo