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Les 10 choses à savoir sur Hafiz Mammadov

Hafiz Mammadov

Hafiz Mammadov - -

Personne n’a encore vu Hafiz Mammadov, le nouveau mécène du Racing Club de Lens. Et pour cause, le multimilliardaire azéri entretient avec minutie le mystère qui entoure sa personnalité. Dommage, elle ne manque pas de piquant…

L'homme qui a changé l'avenir de Lens... dans un casino

Si Lens peut voir l’avenir avec beaucoup d’optimisme aujourd’hui, le club artésien ignore totalement de quelle façon son futur s’est éclairé avec l’arrivée d’Hafiz Mamadov. Rien de plus normal puisque le multimilliardaire azéri et l’emblématique Gervais Martel n’ont jamais rapporté dans les détails leur rencontre. Alors faisons-le pour eux. C’est lors de vacances passées à Cannes en 2012 que le président lensois a découvert Mammadov. Un ami loueur de bateaux lui rapporte que, dans le coin, un richissime Azéri, fondu de foot, est également en congés. Martel, alors à la recherche d’un repreneur pour son Racing, tente le coup… dans un casino ! Les deux hommes font connaissance autour des machines à sous, jouent ensemble et passent une partie de la nuit sur place. La soirée se termine très tard, et c’est au moment de se quitter que Mammadov se dit séduit par le projet de Martel.

L'homme qui ne sort jamais sans Mercedes blindée

Dans l’incapacité de se présenter à l’heure jeudi dernier au Salon du tourisme, durant lequel il devait faire connaissance avec ses joueurs et les médias, Hafiz Mammadov, grand prince, a invité la presse qui s’était déplacée pour lui, à dîner au Pré Catelan. A son arrivée, gros dispositif : cinq Mercedes blindées, une pléiade de gardes du corps… Mammadov, jeudi dernier, c’était un peu le président de la République en déplacement. Et c’est toujours avec ce dispositif de chef d’Etat en guerre que l’intéressé se déplace.

L'homme que personne n'a vu ou presque...

Gervais Martel est un sacré privilégié. Le président lensois est l’un des seuls hommes en France à avoir vu Hafiz Mammadov. Car le nouveau propriétaire du Racing est du genre discret. Très discret. A tel point que les joueurs du RCL ne l’ont jamais vu. La rencontre devait avoir lieu jeudi, pendant le Salon du tourisme, à Paris. Tant pis pour eux. Cela sera donc remis à plus tard.

... et que personne ou presque n'a touché

Gervais Martel est aussi un sacré veinard. Non content de pouvoir s’entretenir avec Hafiz Mammadov, le dirigeant artésien a aussi droit à des accolades franches et sincères de la part de son mécène azéri. Les autres ? Pas même une poignée de mains. Car on n’approche pas Mammadov comme ça. L’homme force le respect et instaure même un peu de crainte, comme chez l’attaché de presse lensois, visiblement embarrassé au moment de faire le lien entre les médias et le grand patron. L’approcher ? Impensable. Les journalistes qui s’y sont essayé ont vu un mur de gardes de corps se refermer sur eux. En guise de consolation, on a pris leurs cartes de visite. Et on leur a promis de les rappeler.

L'homme qui a préféré Football Manager... à Jean-Pierre Papin

Véritable bible du foot pour les amateurs et les passionnés acharnés du ballon rond, le jeu vidéo Football Manager a acquis une véritable notoriété ces dernières années. Certains clubs rachètent sa base de données (Everton), d’autres (Nice) recrutent des joueurs grâce à lui (Pejcinovic). Mais personne n’avait encore eu le culot de faire confiance à… un pur spécialiste de « FM ». C’est pourtant ce qu’a fait Hafiz Mammadov en offrant, fin 2012, le rôle de directeur sportif de son club, le FC Bakou, à un jeune Suédois de 21 ans, Vugar Huseynzade. Déjà conseiller sportif de l’équipe, ce geek, ancien scout pour une agence sportive américaine et diplômé de management sportif à l’université de Boston, s’est montré, grâce à ses heures de vol sur Football Manager, plus convaincant que… Jean-Pierre Papin, également contacté. Sans rancune puisque « JPP » a joué les entremetteurs entre Mammadov et Martel, contribuant à l’opération séduction du fortuné azéri.

L'homme qui veut des grandes oreilles à Lens

« Mon rêve pour Lens dans l’immédiat, c’est de jouer en Ligue 1 et on va faire le maximum pour ça. Ensuite, ce sera d’être en Ligue des champions. Puis en finale de Ligue des champions. Soyez en sûrs, ça arrivera assez vite. Qu’est-ce qu’il y a de plus que ça ? OK. Ce qu’il y a de plus, c’est de gagner le championnat, c’est de gagner la Ligue des champions. » Un discours essentiellement axé sur la Ligue des champions, moins sur la montée et encore moins sur la Ligue 1. Par manque d’intérêt ? Non. Entre les lignes, Mammadov est clair : il veut la Coupe aux grandes oreilles à Lens. Et il fera tout pour ça. Paris, Monaco et le reste de l’Europe sont prévenus.

L'homme qui met les gaz... et fait rouler votre taxi.Ou l'inverse.

Hafiz Mammadov est un forçat du travail. Cet homme d’affaires de 48 ans est le fondateur de la société financière Baghlan Group. A part ça, l’intéressé contrôle de nombreuses activités en Azerbaïdjan. Dans le pétrole, le gaz et les transports. Bref, si vous montez dans un taxi à Bakou, c’est certainement avec le gazole de Mammadov dans le réservoir. Et avec, au volant, un de ses salariés.

L'homme qui aime Madrid et ne refuse pas le Porto

Lens n’est pas le seul club détenu par Hafiz Mammadov. Il y a le FC Bakou, dont il est le président. Mais aussi deux autres clubs en Europe. Et pas des moindres. Dans son carnet de chasse, le milliardaire azéri compte également l’Atlético Madrid et le FC Porto. Mais dans ces deux clubs, Mammadov n’est pas aussi important qu’à Bakou ou à Lens. A Madrid, le milliardaire, à travers une publicité pour son pays « Azerbaïdjan Land of Fire » est le sponsor maillot des Colchoneros. Il en sera de même avec le FC Porto après l’accord passé entre les deux clubs. Et il se dit désormais qu’Hafiz Mammadov n’aurait rien contre un peu de thé anglais…

L'homme qui ne travaille pas le vendredi

Hafiz Mammadov a réussi niveau business. Fait incontournable pour celui qui est également membre de la fédération de football de son pays. Mais pour cela, cet héritier d’une riche famille azéri n’a pas chômé. Petit rappel des faits : Mammadov est à la fois homme d’affaires, chef d’entreprise, président et propriétaire de clubs, sponsor maillot... Il parle trois langues (l’azéri, le russe et l’anglais), ne sort jamais sans ses sept téléphones portables, et décide seul, à Londres ou en Suisse, siège de ses principaux bureaux, de la manœuvre à adopter pour telle ou telle entreprise. Mais attention, le vendredi, c’est relâche. Mammadov ne travaille jamais ce jour-là. Il peut alors consacrer tout son temps… à ses trois enfants.

L'homme qui n'a pas de page Wikipédia

Incroyable, impensable même en 2013, mais vrai. Hafiz Mammadov n’a pas de page dédiée sur l’encyclopédie en ligne Wikipedia. On peut le retrouver sur la page de Gervais Martel, sur celle du RC Lens, ainsi que que sur le Wiki du FC Bakou, limité toutefois sur la toile au strict minimum question infos. Si on trouve aujourd’hui une petite flopée d’articles à son sujet, tous sont liés à sa reprise du RC Lens. Ou au mystère entourant sa personne mais sans jamais aller très loin dans le détail faute de… eh bien d’infos tout simplement.

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